Le hutième sceau, livre 2
de Jean-Sébastien Simard

critiqué par Goupilpm, le 19 août 2017
(La Baronnie - 60 ans)


La note:  étoiles
Influence du JDR.
Après avoir traversé la mer les deux groupes se retrouvent à Waltzbourg pour débuter la recherche d'indices qui doivent les mener à l'Enfant Sacré. Sans connaître leurs identités ils se rencontrent de manière fortuite, et cette rencontre va prendre une tournure à laquelle on ne s'attendait pas, l'auteur introduit dans son récit un début de romance. Romance qui espérons le ne prendra pas le pas sur le récit principal.

Après un univers de type médiéval classique, notamment avec les clans franchement positionnés culture celtique, l'auteur, avec l'arrivée à Waltzbourg, nous fait entrer dans une société de type Renaissance, aux mœurs quelque peu dissolus et tourné vers les arts. L'auteur continuant à approfondir son monde de belle manière, les descriptions sont bien dosées, pas trop longues mais suffisamment précises pour que le lecteur puisse s'immerger totalement dans l'univers. La recherche des sceaux entraîne le lecteur à la découverte des pays de Bebhion, le continent voisin, une occasion pour l'auteur de nous confronter à des régimes politiques différents les uns des autres : théocratique, traditionaliste et isolationniste,, commerciaux à la culture maritime..., mais aussi des paysages géologiquement variés : déserts, forêt de type amazonienne, de type nordique aux paysages enneigés sublimes... On sent derrière cette diversité la nette influence des JDR.

L'enquête, menée par les deux groupes, débute sur forme de chasse aux trésors, les indices sont déclinés sous forme de pictogrammes kaléidoscopiques, chaque résolution conduisant au sceau suivant. Dans cette partie du récit le synopsis est très fortement marqué scénario de JDR. Chaque indice menant les antagonistes dans un secteur géographique différent, c'est l'occasion pour l'auteur d'incrémenter son univers par petites doses, le lecteur de ce fait en apprend plus historiquement, socialement,géographiquement sur le monde dans lequel, en même temps que les aventuriers il s'enfonce. On comprend mieux le passé, la genèse de l'église de l'Unique,...

Les énigmes sont assez simples même si l'auteur fait preuve d'imagination, le côté JDR imprégnant fortement cette part du récit.

Les personnages prennent un peu plus d'ampleur, même si le lecteur se sent encore légèrement frustré car ils ne se développent toutefois pas assez rapidement, notamment côté psychologique, toutefois bannis comme membres de l'église ne laissent pas indifférent.

Avec de nombreux rebondissements et actions diverses, notamment entre les deux groupes rivaux, la dynamique s'avère excellente. Les combats au fur à mesure de la lecture se révèlent de plus en plus travaillés et très visuels.

Le point fort de cette deuxième partie du premier opus, en plus de l'action, reste l'écriture de l'auteur, les descriptions sont maîtrisées ni trop longes, ni trop courtes. Un roman fort bien maîtrisé du début à la fin, malgré quelques longueurs au début de la première partie mais certes nécessaires à la mise en place du récit. Un premier tome de qualité qui donne envie de poursuivre l'aventure.