Les portes de l'enfer
de Harry Crews

critiqué par Clubber14, le 24 juillet 2017
(Paris - 37 ans)


La note:  étoiles
Trop incongru pour être honnête
Présentation de l'éditeur :

Cumseh est une petite ville de Géorgie où il ne se passe jamais grand-chose. Hormis à la maison de retraite.C'est en effet dans cet établissement, tenu d'une main de fer par l'imposante Axel, que semblent s'être donné rendez-vous les personnalités les plus excentriques de la région.
Un jour, trois nouveaux arrivants en ville se retrouvent à la porte du " Club des seniors ", Sarah Nell Brownstein, une géante amoureuse du masseur nain de la maison de retraite, Bledsoe, représentant d'une entreprise de pompes funèbres, et Carlita Rojas Mundez, une adepte du vaudou.
Entre eux un drame va très vite se nouer et les précipiter dans une tragi-comédie aussi déchirante qu'irrésistible.

Avec ce roman court, dont l'action est concentrée sur 24 heures, Harry Crews s'attaque à tous les tabous de la vieillesse : abandon, solitude, misère sexuelle, etc., et nous offre un tableau poignant et sans concessions de la condition humaine.


Mon avis :

Je ne m'attendais pas du tout à ça en lisant la 4e de couv de ce roman de Harry Crews. Je m'attendais à une sorte de huis-clos angoissant, assez noir, oppressant. Je me suis trompé sur toute la ligne... En effet, ce roman n'est pas un polar, ce n'est pas un thriller, ce n'est pas un roman dramatique. Tout au plus une tragi-comédie, plus comique que tragique disons. Des personnages bizarres, hauts en couleurs. Une histoire qui a du mal à se tisser. Où veut nous emmener l'auteur? Quel est le but de ce roman? Nous faire réagir sur la vieillesse probablement, la solitude des personnes âgées en maison de retraite.
Mais voilà, il faut bien le dire, pour moi c'est complètement tombé à l'eau. Les personnages sont beaucoup trop déjantés (mais il s'agit d'un parti pris de l'auteur) et ne sont que de piètres clichés, les dialogues se veulent drôles et cinglants mais ne sont qu'incohérences et fouillis. Bref, je ne vais pas m'étendre sur ce roman qui, heureusement, est plutôt court et qui, une fois achevé, ne m'a pas laissé l'empreinte que j'imagine avoir été escomptée par l'auteur, à savoir avec une vraie réflexion sur la vieillesse et les conditions dont nous traitons, de nos jours, nos personnes âgées.