Fils de
de Ludovic Chancel

critiqué par Bernard2, le 22 juillet 2017
(ARAMITS - 68 ans)


La note:  étoiles
Descente aux enfers
Ludovic avait, en théorie, tout pour être heureux. Et pourtant... Il souffre d'un père absent, insipide et médiocre, qui n'avait épousé sa mère que pour faire carrière dans la chanson, ce qui s'est soldé par un échec. Quant à sa mère, il la voit surtout à la télévision. Mais pour lui, c'est Sheila, pas sa mère. Il voulait autre chose que du luxe, de l'argent à foison, ce qui ne pourra jamais remplacer un amour maternel dont il se sent privé.
Lorsque Sheila met un terme à sa carrière, c'est pour Ludovic enfin l'espoir de la vie dont il rêvait. Hélas, sa mère est autoritaire, cassante. Ludovic quitte la maison. Il a dix-sept ans. Sa mère ne fera rien pour reprendre contact avec lui. Il se sent abandonné.
Commence alors une déchéance qui n'ira qu'en s'accentuant : boîtes de nuit, sexe, alcool, puis la drogue et la prostitution. Sa mère ne s'intéressera à lui lorsque qu'il sera à l'article de la mort, après un grave accident de scooter. Mais c'est peut-être un peu tard. Il y aura d'ailleurs une nouvelle rupture lorsque Ludovic ira mieux.... jusqu'à sa tentative de suicide, où il est sauvé in extremis.
Ce livre est un cri d'amour désespéré. D'abord un cri vers une mère qui ne l'a jamais compris, et qui, si elle a réussi sa vie artistique, a raté sa vie tout court. Il se termine sur une note d'espoir.
Aujourd'hui, on connaît la suite. Ludovic est mort à quarante-deux ans. Il n'a jamais réussi à se reconstruire.