Quand la justice perd la tête
de Jean-François Nahmias

critiqué par Incertitudes, le 2 juillet 2017
( - 33 ans)


La note:  étoiles
Mieux vaut se tenir à carreau
Pierre Bellemare semble s'effacer pour ce nouvel ouvrage au profit de Jean-François Nahmias, son acolyte habituel, pour une série d'histoires sur le thème de la justice. Et plus précisément, les erreurs judiciaires sans forcément parler des plus célèbres.

Les histoires de ce livre ne sont pas des plus récentes. Nahmias remonte jusqu'au Moyen-Age pour nous parler de la répression des Templiers par Philippe le Bel ou de l'affaire Pierre Vaux durant la deuxième moitié du XVIIIeme siècle.

Le système est toujours le même. Une enquête bâclée volontairement ou non par la police. La justice, qui intervient derrière, ne cherche pas non plus à comprendre plus et après un procès tenant plus de la parodie condamne l'accusé à la prison, à la torture, aux galères ou à la guillotine. Et ces bavures ne datent pas d'aujourd'hui. Tout au long de l'histoire, il y en a eu. Parce que derrière, il y a des motifs financiers, politiques qui font que la justice se transforme soudainement en bourreau au lieu d'être impartial.

Quand on voit aujourd'hui avec quelle facilité nos hommes politiques arrivent toujours à échapper à la case prison, on se dit que rien n'a réellement changé, malgré la supposée indépendance de notre justice, et que les puissants s'en sortiront toujours grâce à des relations bien placées. Même si on dit souvent que la machine judiciaire broie, il n'y a plus de chasse aux sorcières comme autrefois, des exécutions sur la place publique, des mutilations, et ça c'est tout de même heureux.