Boxeurs
de Gene Luen Yang

critiqué par Shan_Ze, le 26 juin 2017
(Lyon - 34 ans)


La note:  étoiles
Tue tue tue
1894, dans la province du Nord-Shandong en Chine, le jeune Bao, le plus jeune de trois frères, évoque la tradition, le bonheur de suivre les fêtes traditionnelles mais aussi de l’arrivée des diables étrangers, les chrétiens. En grandissant, il fera la connaissance de Lanterne Rouge, un jeune homme expert en kung-fu qui va l’initier à cet art martial. En 1899, il va s’engager dans le Mouvement de l’Union de la Justice et de la Concorde. C’est le début de la révolte des Boxers.
Au début, je suis allée vers cette BD parce que j’avais lu American Born Chinese de cet auteur et que l’image de couverture divisé en deux volumes. Gene Luen Yang veut donner les deux visions de cette guerre qui opposa pendant deux ans les Boxers, des Chinois qui se sont engagés à combattre l’invasion des diables étrangers et de leur religion, aux étrangers, une union de quelques pays dont la France, l’Allemagne et les Etats-Unis. Dans Boxeurs, on suit Petit Bao qui veut s’entrainer comme ses frères puis qui se sent investi d’une sorte de mission divine. D’ailleurs, les combattants chinois sont représentés par des dieux sortis de la mythologie chinoise. Petit Bao change de plus en plus, devient plus dur, plus convaincu que jamais de sa mission.
C’est une bande dessinée très réussie, j’avais entendu parler de cette révolte mais j’avoue que je n’avais cherché à en savoir plus. Gene Luen Yang met le lecteur en plein cœur de l’action avec un jeune garçon qu’on voit grandir avec ses interrogations. Un peu difficile parfois de suivre la folie de ce jeune homme surtout avec les traits simples qui donnent un air « presque » naïf, enfantin par moments à Bao, le dessin de son visage n’évolue que peu en cinq ans alors qu’il devient un jeune homme. D’ailleurs, les couleurs vives et les traits font penser que cette bande dessinée s’adresse aux plus jeunes mais attention, beaucoup de scènes peuvent choquer !!
Après une BD autobiographie sur son enfance, Gene Luen Yang a réussi une histoire très aboutie. Reste à voir si le second volume permet, avec son autre point de vue, de comprendre dans son entièreté cette guerre qui a fait comme d’habitude, beaucoup de victimes…