Le Vieux Saltimbanque de Jim Harrison

Le Vieux Saltimbanque de Jim Harrison
(The ancient minstrel)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Frunny, le 19 juin 2017 (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 53 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (22 555ème position).
Visites : 936 

L'homme qui murmurait à l'oreille des cochons !

Jim Harrison (1937-2016) est un écrivain américain "mythique".
"Légendes d’automne "(1979), "Dalva" (1987), "Un bon jour pour mourir" (1973) "Théorie et pratique des rivières" (1985) et tant d'autres pépites...
"Le Vieux Saltimbanque" (mars 2016 aux Etats-Unis) est une sorte d’autobiographie ou son narrateur parle à la troisième personne.

Big Jim tire sa révérence et revient sur les grandes passions qui ont animé sa vie.
Un hédoniste aux racines paysannes, amoureux de la pêche, du vin, de la France (et de sa gastronomie) et des... femmes.
Une vie en symbiose avec la Nature et les grands espaces de son nord-Michigan.

Un court récit synthétique ou la Liberté est le maître mot à l'image de cet immense écrivain.
So long Jim !

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Addendum à « En marge »

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 62 ans) - 3 décembre 2018

Son autobiographie – ou disons un certain type d’autobiographie – il l’avait déjà écrite avec « En marge », mais voilà, quinze ans ont passé …, comme il l’explique dans « Note de l’auteur » :

« Il y a quelques années, alors qu’à près de soixante ans je ressentais de manière poignante la menace de la mort, je me suis dit : « Le moment est venu d’écrire mes mémoires. » Ce que j’ai fait. Mais la vie en a décidé autrement et, plus de quinze ans après, je ne suis toujours pas mort, une agréable surprise pour un poète qui était persuadé de mourir jeune, écroulé sur le plancher de sa maison, ou près d’une des innombrables fontaines de Rome, ou encore affamé dans une chambre de bonne parisienne perversement située au-dessus d’un bistro, comme pour lui faire humer les odeurs délicieuses de plats qu’il ne pouvait s’offrir. »

Quinze ans après il n’est pas mort et Jim Harrison s’attelle donc à cet addendum qu’est « Le vieux saltimbanque », et qui sera en l’occurrence son dernier ouvrage publié de son vivant. Et ça fait vraiment plaisir de retrouver Big Jim, son style et ses préoccupations, particulièrement éloignées de celles du citoyen américain lambda et à vrai dire de l’individu lambda en général …
Il revient donc sur des « aspérités » de sa vie, le genre de petits détails saillants qui en disent plus longs qu’un simple relevé chronologique.
Comme sa passion pour Shirley, la truie qu’il avait élevée quasiment au rang d’animal de compagnie. Une démesure typiquement « harrisonnienne » …
Comme son amour pour la nature et la pêche en particulier.
Comme les soucis que pouvaient générer vis-à-vis de sa femme et ses filles ses lubies ou passions iconoclastes … C’est sûr ça ne devait pas toujours être simple de vivre avec Jim Harrison !

Ce seront surtout les amoureux de l’homme et du style de Big Jim qui seront intéressés par ce « Vieux saltimbanque ». Mais pour ceux-là, c’est un complément d’informations appréciable et attendrissant.
Big Jim est parti maintenant … A sa façon, c’était un sage :

« Se sentir frais comme un gardon, débordant de confiance et d’arrogance n’aboutit à rien de bon, à moins d’écrire les mémoires de Narcisse. Tout va beaucoup mieux quand on est perdu dans son travail et qu’on écrit au petit bonheur la chance. On ignore où l’on est, le seul point de vue possible, c’est d’aller au-delà de soi. On a souvent dit que les biographies présentaient de singulières ressemblances. Ce sont nos rêves et nos visions qui nous séparent. On n’a pas envie d’écrire à moins d’y consacrer toute sa vie. On devrait se forcer à éviter toutes les affiliations susceptibles de nous distraire. Pourtant, au bout de cinquante-cinq années de mariage, on découvre parfois que ç’a été la meilleure idée de toute une vie. Car l’équilibre d’un mariage réussi permet d’accomplir son travail. »

Très mitigée

5 étoiles

Critique de Nathavh (, Inscrite le 22 novembre 2016, 54 ans) - 16 juillet 2017

Découverte pour moi de la plume de Jim Harrison et je n'en sors pas vraiment enchantée !

Il nous présente ici peu de temps avant sa mort, une autobiographie écrite à la troisième personne. Un texte un peu décousu à mon sens manquant de chronologie, on voyage dans le temps à différentes époques de sa vie.

Il nous parle de son enfance, de manques ; la perte de son oeil et le départ prématuré de son père et de sa soeur décédés tous deux dans un accident de voiture. Il avait dix-neuf ans à l'époque et c'est la rage accumulée en lui qui lui a donné l'envie de devenir écrivain.

Jim Harrison était un sacré personnage, hanté par un rêve de vieux saltimbanque... Il aimait la nature, les animaux et paradoxe aussi la chasse et la pêche. Il nous raconte son amour pour sa truie qu'il considérait comme un animal de compagnie !

Très belles descriptions de la nature mais trop de narration à mon goût passant du coq à l'âne sans transition à différentes périodes de sa vie. J'avoue m'être parfois perdue dans le récit.

Un peu saoulée si vous me permettez l'expression, lui qui aimait tant l'alcool, les femmes et le sexe.

Un bilan sur sa vie à 70 ans préoccupé surtout par sa perte de libido.

Un grand poète et romancier aimant la France qui le lui rendait bien. Un être au rapport difficile avec l'argent, brûlant la corde par les deux bouts, écrivant des scénarios pour Hollywood et enseignant la littérature pour vivre.

Je n'ai malheureusement pas été séduite, l'impression d'être passée à côté.

Ma note : 6/10

Les jolies phrases

Le sexe est le plus puissant despote qui règne sur nos vies.

Si tu es nul, pourquoi t'en prendre à autrui ?

Il médita longuement sur la vanité masculine et le besoin de prolonger ces illusions viriles quitte à jeter toute crédibilité aux orties.

Nous vivons tous dans le couloir de la mort, occupant les cellules de notre propre conception. Certains, reprochant au monde leur condition déplorable, ne seraient pas d'accord. Nous naissons libres, mais l'homme est enchaîné.

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