La Pharmacienne
de Esparbec, Olaf Boccère (Scénario et dessin)

critiqué par Hervé28, le 9 juin 2017
(Chartres - 48 ans)


La note:  étoiles
Très bonne adaptation
Avec « la pharmacienne », Igor et Boccère (qui ne font qu’un) adaptent un des romans les plus connus, voire le meilleur (avec « la foire aux cochons » et plus récemment « le fruit défendu ») d’Esparbec, écrivain que j’adore. Ce roman est même repris dans l’anthologie des lectures érotiques de Jean Jacques Pauvert.
Après l’inoubliable « chambre 121 » (et sa « suite 121») et le moins bon «Voyage en profondeur », Igor & Boccère ont enfin eu l’honneur de décrocher un grand format couleur aux éditions «dynamite ». Rien que la couverture, qui reprend celle du roman publié en 2003 vaut le détour !
Igor & Boccère adaptent avec (presque) fidélité le livre d’Esparbec (encore que certains personnages passent à la trappe, comme le frère de Bébé, ou encore le cousin Jérôme qui est remplacé ici par un copain de fac, ou certaines situations – comme l’inceste et une scène homosexuelle entre Ernest et le frère, disparaissent purement et simplement dans la bande dessinée) et nous offrent une fin originale et drôle non présente dans le livre
En tout cas, on y retrouve l’ambiance du livre où, au final, tout le monde couche avec tout le monde, et dans toutes les positions. Evidemment, les courbes généreuses et avantageuses de la belle pharmacienne sont parfaitement mises en valeur, comme je l’imaginais à la lecture du roman. C’est un ouvrage franchement pornographique, assez réussi, à ne pas mettre entre toutes les mains, servi par un dessin qui sans nul doute aurait gagné à être un peu plus soigné au niveau des visages des deux femmes. En effet, on confond parfois Laura, la mère, avec Bébé, la fille……. un peu comme les deux lascars de la maison, Beau et Ernest, en fin de compte !
Bref, une très belle adaptation que je recommande vivement.