Deux hommes de bien
de Arturo Pérez-Reverte

critiqué par Tanneguy, le 9 juin 2017
(Paris - 78 ans)


La note:  étoiles
Espagne, les Lumières, et l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert
Conformément à son habitude, Pérez-Reverte s'intéresse à un évènement historique réel et y mêle une intrigue plausible plus ou moins passionnante. Dans le cas présent, à la fin du XVIIIème siècle, l'Académie royale d'Espagne (noter que Pérez-Reverte en est membre !) dépêche deux de ses membres à Paris pour y faire l'acquisition d'un exemplaire de l'édition originale de l'Encyclopédie qui connaît un énorme succès en Europe malgré l'interdiction dont elle fait l'objet...

Les deux envoyés (deux hommes de bien...) vont connaître bien des aventures et découvrir l'état des routes, des campagnes, et des sociétés en dehors de leur patrie. Ils vont passer un long moment à Paris où se profile déjà l'ombre de la Révolution que certains appellent de leurs vœux en la souhaitant bien sanglante... Le lecteur aura droit à bien des débats sur l'obscurantisme et la raison, sur les Lumières, pas toujours passionnants !

Une nouveauté : l'auteur s'exprime directement à plusieurs reprises dans le corps même du récit pour expliquer comment il a obtenu les sources du récit historique, un clin d'œil intéressant ! Mais le corps du roman est assez indigeste et on a peine à le terminer. Rassurez-vous, tout se termine bien pour ces deux "hommes de bien", qui croient bien sûr aux Lumières, mais avec modération...