Médicis T02 - Laurent le Magnifique - De père en fils
de Olivier Peru (Scénario), Eduard Torrents (Dessin)

critiqué par Ayor, le 8 juin 2017
( - 45 ans)


La note:  étoiles
Un deuxième tome digne du premier
Ce deuxième volet concernant l’illustre famille des Médicis, met en scène Laurent dit « le Magnifique ».

Moins attachant et charismatique que son grand-père, Cosme, il n’en reste pas moins un farouche défenseur de sa ville, Florence, et ne recule devant aucune bataille ni aucune manœuvre politique, quitte au passage à sacrifier des innocents pour arriver à ses fins.
Son père décédé, Laurent hérite du pouvoir à l’âge de vingt ans, et fait déjà preuve d’une grande maturité et d’une solide opiniâtreté. Sans concession, attaché à la loyauté de ses proches et de ses sujets, il n’offre que peu de pitié à ceux qui osent s’opposer ou trahir. Et ce n’est pas les occasions qui manquent tant ses adversaires et autres détracteurs sont aussi retors et avides de pouvoir que lui. Qu’il s’agisse des Pazzi ou du pape Sixte IV, alliés pour l’occasion, aucun n’hésite à mettre à feu et à sang cette Toscane si chère au clan Médicis.

L’histoire est d’une grande limpidité et reste très agréable à suivre. Le dessin est réussi et l’on a même du mal à percevoir le changement de dessinateur entre les deux premiers tomes, ce qui présente l’avantage de proposer une belle fluidité entre ces deux volumes. Il met une fois de plus en valeur la magnificence de Florence, même si l’accent est davantage mis sur le scénario que sur l’architecture. L’action y est également plus présente, cela étant dû, sans doute, aux conflits guerriers plus importants du temps de Laurent que de Cosme.

Allusions et apparitions de grands artistes de l’époque tels que Botticelli, Léonard de Vinci et Michel-Ange émaillent une œuvre qui, ce coup-ci, ne présente aucune erreur grossière de conception.

Le prochain tome devrait être consacré à Jules de Médicis, pape de 1523 à 1534.