Le cri
de Nicolas Beuglet

critiqué par Sallyrose, le 15 mai 2017
( - 48 ans)


La note:  étoiles
Un bon cru, efficace
Le point de départ de l'intrigue est accrocheur : suicide dans un hôpital psychiatrique, enquêtrice en souffrance personnelle, le tout se déroulant sous la neige à Oslo.
Vaste histoire de complot scientifique, les rebondissements emmèneront le lecteur en France et aux Etats-Unis.
Sans crier au chef d'oeuvre, ce roman a de solides qualités : intrigue bien ficelée malgré les incohérences inhérentes au genre, personnages attachants, rythme soutenu et un questionnement métaphysique plutôt intéressant.
Le Cri se lit vite et avec plaisir. Un bon thriller psychologique que je recommande.
Vrai page turner mais... 8 étoiles

trop c'est trop.
L'histoire est prenante, l'intrigue bien pensée mais c'est pas crédible.
C'est beaucoup trop dense en déplacements, en actions…. pour que deux personnes, dont une absolument pas préparée pour ce genre "d'enquête", puissent s'en sortir indemnes en si peu de temps.
Du coup ça fait un peu histoire tirée par les cheveux, dans laquelle tout est bien qui finit bien et c'est dommage.
Je rejoins totalement la critique de Tistou.

LesieG - CANTARON - 52 ans - 22 avril 2019


Bien loin poussé le bouchon ! 7 étoiles

Vraiment loin. Tellement loin que jouer la crédibilité était mission impossible. Et de fait, de crédibilité, point. Reste néanmoins une histoire haletante et secouante, qui vous permet difficilement de lâcher le bouquin mais comme des fraises Tagada plutôt que du foie gras. Je ne lâche ni sur l’un ni sur l’autre mais quand on se jette sur les fraises Tagada, c’est plein de culpabilité. Là, pareil, on est scotché mais … on voit bien que c’est « pour de faux ».
Imaginez que c’est ni plus ni moins que la mise en évidence de l’âme humaine qui est l’enjeu de ce qui se joue dans le bouquin. Et les moyens mis en œuvre par les « méchants » ; la CIA, un richissime homme d’affaires, des scientifiques sans conscience, ne sont pas mal non plus. Quant aux deux héros positifs, ceux qui vont mener l’enquête pour sauver un enfant et accessoirement rétablir un peu de justice ; Sarah Geringën, une inspectrice norvégienne et Christopher, un journaliste d’investigation français, ils ne sont pas loin de m’évoquer des cafards ! Au sens « noble » du terme ! Au sens où l’on considère qu’ils seraient les seuls survivants en cas d’apocalypse nucléaire !
C’est que rien ne les abat, rien ne les stoppe, nos deux compères. Ils jouent allègrement à saute-mouton par-dessus les fuseaux horaires et enquillent des épreuves dignes des travaux d’Hercule sans même prendre le temps de souffler. A mon avis ils n’ont pas besoin de manger, en tout cas ils n’en ont pas le temps. Et puis ils se lancent dans une course contre la montre, en dizaines d’heures, pour résoudre des questions pendantes depuis des dizaines d’années. Ils redémarrent sans coup férir une installation électrique en un lieu abandonné et théoriquement saboté depuis des lustres. Superwoman et superman au pays de la neige !
Dommage Nicolas Beuglet sait mener un récit et accrocher le lecteur mais trop, c’est trop. J’ai quand même besoin de croire un minimum à ce qu’on me raconte. Et là …
Trois étoiles et demi néanmoins car il y a un beau rythme de narration, de belles accroches.

Tistou - - 62 ans - 13 mars 2019


Un bon thriller 8 étoiles

Ce livre est très réussi je trouve, j'ai trouvé la lecture agréable - ce qui n'est pas le cas de tous les livres - et le suspense haletant qui se dégage du livre fait qu'il est rapide à lire pour un livre de 550 pages, ce qui est assez (trop ?) long.

J'ai adoré l'ambiance du début avec l'hôpital psychiatrique isolé, la neige, et le suicide d'un patient qui est mort un cri aux lèvres...
Et à ce stade du livre j'étais loin d'imaginer les suites de l'enquête qui allaient amener Sarah dans des aventures folles aux quatre coins du monde.
J'ai donc été dans un premier temps déconcerté au moment où l'on quitte Sarah et la Norvège glaciale pour la chaleur du sud de la France et connaître l'histoire d'un certain Lazar...

J'ai aussi appris l'existence d'une île qui me fascine depuis que j'ai fini la lecture.
Ce qui rend ce livre aussi passionnant c'est les résultats des expériences menées sur le patient 488, en terminant la lecture j'ai pensé que j'aimerais tellement que ce soit la réalité, et qu'un jour on puisse prouver cela.

Bref je recommande ce livre, les amateurs du genre ne seront pas déçus, si la longueur du livre ne rebute pas à commencer la lecture.

Haas Nigen - France - 27 ans - 5 octobre 2018


Le cri, quand on s'appelle Beuglet... 6 étoiles

Pardon, le jeu de mot était facile. Quant au livre, tout ou presque a été dit. Un couple plutôt hétéroclite qui doit résoudre une énigme à partir d'un cadavre, et qui se sort des situations les plus improbables. Il faut dire que depuis le Da Vinci Code la formule a fait recette. A un point tel qu'elle a atteint son niveau d'usure. Certes la lecture n'est pas désagréable, mais il n'y a plus de suspense, et l'outrance des situations finit par se banaliser. J'allais oublier : tout se termine bien pour les deux héros. Ouf, on a eu peur.

Bernard2 - ARAMITS - 69 ans - 30 juillet 2018


À la recherche du sensationnel 7 étoiles

Le début du roman est fort réussi avec une intrigue assez mystérieuse et surtout la mise en place d’une ambiance oppressante, inquiétante, propre sans doute aux établissements psychiatriques isolés et où sont internés de dangereux patients. Un peu caricatural mais plaisant tout de même.

Par la suite ça se gâte un peu, avec certes de l’action bienvenue et cette course contre la montre qui s’engage, mais au détriment de cette ambiance particulière qu’avait proposée l’auteur.
Et puis là où le bât blesse vraiment c’est cette surenchère de rebondissements et la recherche du sensationnel auxquels l'on ne peut croire un instant.

L’ensemble se tient mais souffre réellement d’un énorme manque de crédibilité.

Ayor - - 46 ans - 3 mai 2018


Pour faire un bon roman policier, il faut… 7 étoiles

Une héroïne belle, courageuse, traumatismes antérieurs, guerrière fragile, en pleine crise conjugale, Sarah Geringën.
Un suicide qui n'en est pas un dans un hôpital psychiatrique, d'un homme marqué d'un intrigant 488 sur le front.
Une intrigue beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît grâce à la ténacité de l’héroïne précitée.
Ajouter un rebondissement inattendu, l'ébauche d'une relation amoureuse, la recherche d'un secret pouvant avoir des conséquences mondiales.
Des voyages, des belles rencontres, ou de moins belles, sans oublier le côté découverte scientifique, quelques réminiscences de guerres, un peu de CIA et si l'auteur mélange habilement tous ses ingrédients, on obtient un roman réussi.

Un classique dans le genre, bien écrit, rythmé  ; efficace mais manquant d'originalité dans sa construction trop conventionnelle.
Une lecture attachante qui accroche jusqu'au bout le lecteur amateur (mais pas trop) du genre.

Marvic - Normandie - 60 ans - 5 août 2017