Le chasseur et autres histoires
de Dashiell Hammett

critiqué par Henri Cachia, le 24 avril 2017
(LILLE - 55 ans)


La note:  étoiles
Pour les amateurs de Dashiell Hammett : un intérêt biographique.
On connaît Dashiell Hammett comme le maître du roman noir américain et sa soixantaine de nouvelles policières ainsi que ses cinq romans dont « le faucon maltais ».

On sait moins qu'il avait aussi des ambitions littéraires « plus sérieuses », puisqu'à l'époque dans les années 1920, le genre policier était considéré comme un art mineur, voire classé « roman de gare » notamment en France.

Ce recueil souhaite faire connaître les nouvelles littéraires de l'auteur à vocation plus « élevée ».

Pour ma part, cela ne m'a pas emballé du tout, trouvant que la plupart de celles-ci se terminent en queue de poisson. L'ensemble du récit restant fade. Ce n'est donc pas une surprise qu'elles n'aient pas trouvé preneur avant cette collection du monde entier des éditions Gallimard.

Pour les amateurs de Dashiell Hammett, on peut y trouver un intérêt dans la préface, toutes les introductions qui situent les nouvelles, et la postface.
Intérêt biographique donc.

Ce qui m'a davantage intéressé, c'est la lecture de trois scénarios, dont deux n'ont pas été tournés, sauf « Les rapaces », histoire pour Mr. Dynamite, qui lui a été tourné par Universal en 1935.

Extrait :

... « ...Comme ils n'ont pas l'air de vouloir la laisser passer, elle s'arrête aussi, et les toise avec mépris.
Neely désigne la raquette de tennis et susurre :
-Hello, petite sœur, toujours dans le racket ?
Sa mauvaise blague le met en joie.
La fille s'apprête à répliquer, se mord la lèvre, pointe son menton en avant, les contourne en passant dans l'herbe et se dirige vers la maison... »...