Mille vies valent mieux qu'une
de Jean-Paul Belmondo

critiqué par Veneziano, le 11 avril 2017
(Paris - 40 ans)


La note:  étoiles
Cascades et variations de style
Jean-Paul Belmondo est un acteur polymorphe touche-à-tout qui assume la prise de risques, non seulement par les cascades qu'il assure lui-même sous couvert d'un superviseur, mais aussi par les différents styles dans lesquels il a su s'imposer. Des premiers films de Jean-Luc Godard à des classiques interprétés au théâtre, en passant par les fameux polars et les comédies des années 1970, il lui a fallu du cran pour arriver à autant évoluer, de surcroît dans un milieu qui étiquette autant.
Ses débuts s'avéraient pourtant peu prometteurs. Enfant de la guerre que l'ambiance fascinait autant qu'elle terrifiait, il était un élève dissipé et fier de l'être, avant de connaître le rejet des écoles d'art dramatique qui ne voyaient en lui qu'un hurluberlu tout juste bon pour la farce. La seule solution pour lui était de travailler, avant que sa présence devînt une évidence.

L'effort paie en somme, et il n'y a pas de raison de ne pas assumer sa bonne humeur, surtout si elle est naturelle. Ce pourrait être la morale de cette autobiographie. Elle reste assez courte et générale ; elle sert à dresser un profil de carrière, ressemblant bien à un tourbillon et à une profusion d'émotions et de genres. Lue en peu de temps, elle permet d'en ressortir optimiste, avec un surcroît de tonus. La lectrice et le lecteur peuvent donc se laisser tenter.