Bikini atoll
de Christophe Bec (Scénario), Bernard Khattou (Dessin)

critiqué par Antihuman, le 11 avril 2017
(Paris - 34 ans)


La note:  étoiles
Pétard anatomique
Fondé sur le thème du groupe cerné par un monstre, ce one-shot ne brille pas spécialement pour ses thèses existentialistes sophistiquées mais se contente juste de développer sa petite intrigue de série B. Il n'y a donc pas de sévère originalité là-dedans et la perfection physique présentée entre les cases ne se marie plutôt pas au cérébral.

Comme dans la vie, me diront ceux du rang du fond ! Peut-être, mais la vocation d'une oeuvre d'art n'est justement pas de singer la réalité mais de l'anticiper. Sinon de la prévenir. Et puis la vie imite l'art comme chacun sait.

Il est donc quelque peu dommage que Bikini Atoll n'avance pas très loin tout en se suffisant des fondamentaux que Roger Corman aurait jadis favorisé. Enfin, le sujet de fin abordé concernant cette vieillesse accélérée des temps modernes aurait amplement mérité d'être enrichi.

La prochaine fois il faudra davantage penser au monokini et au vagues prédatrices.



résumé

Un groupe de touristes part pour un séjour dépaysant au coeur du Pacifique sur l'atoll de Bikini, qui a donné son nom au fameux maillot deux-pièces. Théâtre d'un essai atomique au sortir de la Seconde Guerre mondiale et abandonné depuis, le lieu offre son lot de sensations fortes ! Au programme : soleil, plages de sable fin, cocotiers, mais aussi épaves de navires militaires, bunkers désaffectés et hordes de requins carnivores... Une mine de trésors cachés que leur guide, Malaval, promet de leur faire découvrir en détail. Sauf qu'il ne leur a peut-être pas tout dit... Car les lieux semblent moins inhabités qu'il le prétend. Et nos vacanciers sont loin d'imaginer quelles horreurs se cachent derrière ce cadre idyllique...Christophe Bec et Bernard Khattou nous livrent un slasher surprenant et exotique où les bimbos en bikinis se font dévorer par des monstres marins et autres mutants dégénérés. Tremblez et vivez l'expérience Bikini Atoll : sea, sex... & gore !