A la cyprine
de Eugène Savitzkaya

critiqué par Nathafi, le 4 avril 2017
(SAINT-SOUPLET - 50 ans)


La note:  étoiles
Un peu décousu
Loin d'avoir déjà lu l'oeuvre complète de M. Savitzkaya, j'ai voulu toutefois découvrir un livre plus récent de cet auteur.
"A la cyprine", c'est de la poésie, mais peut-on réellement différencier la poésie du reste chez Eugène Savitzkaya, tant elle plane sur ses écrits ?
Je m'attendais à replonger dans l'univers des recueils précédemment lus, "Bufo, Bufo, Bufo", ou "Cochon farci", mais je n'ai pas ressenti la même flamme...
Oui, on retrouve la nature, les animaux, le jeu que cet auteur emploie avec les mots, le vocabulaire jeté par ci, par là, afin de nous triturer l'esprit, comme un défi, pour aller chercher ce que cela peut bien signifier...
Oui, les senteurs, les goûts, les images sont toujours présents, mais il manque à cet ensemble un fil conducteur...
Oui il y est question de la femme dans sa plus grande intimité, de relations charnelles, avec un langage cru parfois, des images sublimées souvent, et puis, d'un coup, comme un pavé, un texte vient s'ajouter, sans rapport aucun, ou mon esprit n'est-il pas assez finaud pour en avoir compris la subtilité ?
Dérangée par ces textes qui m'ont semblé inopportuns, je n'ai pas apprécié comme par le passé cette lecture.

Un peu décousu, c'est l'impression que j'ai de ce recueil, un peu déçue, je m'en vais découvrir d'autres facettes de cet auteur, en quête du plaisir de lire et de l'émotion que je n'ai pas retrouvés dans "A la cyprine".