La fin du hasard
de Igor Bogdanoff, Grichka Bogdanoff

critiqué par Bernard2, le 24 mars 2017
(ARAMITS - 68 ans)


La note:  étoiles
Hasard malheureux
« Dieu ne joue pas aux dés ». Cette célèbre phrase prononcée par Einstein illustre l'idée centrale du livre. Rien dans l'univers n'est dû au hasard. Ce que l'on appelle ainsi désigne un phénomène dont nous ne connaissons pas toutes les composantes (et que peut-être nous ne pourrons jamais connaître).
Les conditions pour que notre univers existe sont tellement improbables (une chance sur des milliards de milliards) que dès sa création, et même avant le big bang, tout était fixé et l'évolution parfaitement déterminée.
Plus simple à comprendre : le numéro qui va sortir à la roulette d'un casino nous serait connu à l'avance si nous étions en mesure d'apprécier avec une parfaite précision les différents paramètres (rotation du plateau, force du lancer, défauts même minimes, etc).
Les ouvrages de vulgarisation des frères Bogdanov habituellement nous éclairent en évitant les formules mathématiques et autres démonstrations complexes. Mais ici la simplification est à ce point schématique que rien n'est expliqué. On a des pages entières de fiction romancée, censée entretenir un suspense pour nous faire lire le chapitre suivant, où aucun dénouement ne viendra répondre aux questions posées. En on n'en sait pas plus à la fin du livre qu'au début. On n'arrive même pas à rêver...