La tristesse de l'éléphant de Nicolas Antona (Scénario), Nina Jacqmin (Dessin)

La tristesse de l'éléphant de Nicolas Antona (Scénario), Nina Jacqmin (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Divers

Critiqué par Kabuto, le 9 mars 2017 (Craponne, Inscrit le 10 août 2010, 57 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (32 669ème position).
Visites : 388 

Premier album prometteur

Louis l’orphelin et Clara la saltimbanque tombent amoureux. Une histoire qui semble a priori impossible naîtra pourtant entre ces deux êtres lumineux jusqu’au dénouement tragique des dernières pages.
Une petite bulle de douceur et de poésie qui se savoure avec émotion.

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Un éléphant, ça trinque énormément

7 étoiles

Critique de Blue Boy (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, - ans) - 15 avril 2017

« La Tristesse de l’éléphant », c’est l’histoire d’un amour pur entre deux enfants, Louis l’orphelin grassouillet et Clara la jeune circassienne, un amour qui ne fera que se renforcer avec les années. Mais c’est aussi l’histoire d’une complicité entre ce dernier et l’éléphant Pégase dressé par Clara, deux êtres très différents mais avec beaucoup de points communs : un aspect hors-norme et balourd doublé d’un caractère solitaire dicté par les circonstances, dans le cas de Louis le fait d’être rejeté par les autres gamins de l’orphelinat.

C’est un récit assez touchant et plein de tendresse que nous propose ici Nicolas Antona. Ce quadragénaire signe ici son premier scénario de bande dessinée, tout comme Nina Jacqmin, jeune dessinatrice belge qui l’accompagne de ses pinceaux délicats. Son trait rond et sa technique au fusain, limitée au bleu et rouge pour ce qui est des couleurs, viennent souligner le côté intemporel voire presque désuet de l’objet. D’un point de vue graphique, c’est assez unique, et le simple fait de feuilleter le livre retient immédiatement l’attention. L’atmosphère qui s’en dégage fait qu’on ne peut s’empêcher de penser au cinéma expressionniste des années 20-30.

L’histoire en elle-même est extrêmement simple, avec peut-être un goût de déjà vu, et s’apparenterait aisément à un conte poétique destiné à tous les publics. Même si indiscutablement le propos est sincère, certains pourront toutefois y déplorer une certaine naïveté à la limite du mièvre. De même, si l’ensemble est traité avec pudeur, le pathos de certains passages s’avère redondant. Pourtant, les deux points forts, à savoir le style graphique et la tonalité poétique, méritent le détour.

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