Le Voyage des Pères, Tome 4 : Barabbas
de David Ratte

critiqué par Septularisen, le 5 décembre 2016
(Luxembourg - 50 ans)


La note:  étoiles
LA QUALITÉ N’Y EST PLUS!
«Barabbas » est le dernier épisode paru de la série «Le voyage des Pères», dessinée et scénarisée par M. David RATTE. (Tous déjà critiqués sur CL). Comme les épisodes précédents c’est donc toujours une libre réinterprétation de la Bible en BD. L’histoire reprend exactement à la fin de l’épisode précédent. Nous sommes à Jérusalem, en l’an 33. Nous retrouvons ici un autre personnage très connu des évangiles, à savoir : Barabbas.

Au début de l’histoire, Barabbas, qui n’est rien d’autre qu’un brigand de grand chemin, planifie, en compagnie de quelques autres « révolutionnaires amateurs», - dont Moshé son frère -, l’enlèvement d’un notable romain: Octavius Polus Bottus Minimus, fonctionnaire d’État, fraichement débarqué à Jérusalem.

Barabbas et son groupe ne sont pas vraiment des tueurs, l'objectif qu'ils visent c'est surtout l’argent de la rançon! Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils ont été suivis, et leur repaire compromis. Malheureusement, quand les soldats romains investissent les lieux en pleine nuit, l’otage a été exécuté!
Barabbas clame son innocence, mais est condamné à mort pour ce crime, il sera dès lors exécuté sur le Mont Golgotha. Mais, le jour venu, et selon la tradition juive, Ponce Pilate, Gouverner de la Judée, accepte de gracier un condamné à mort pour la fête de Pâques. La foule doit faire son choix entre Barabbas et un certain... Jésus de Nazareth…

Bien, disons le tout de suite, non, je n’ai pas aimé, je n'ai pas aimé du tout! Si le découpage, toujours aussi classique et les dessins toujours aussi bons, ne sont pas en cause, il n’y a vraiment, mais vraiment plus rien à sauver du côté du scénario! Trop d’invraisemblances, d’incohérences, et surtout trop de gag qui tombent complétement à plat! P. ex. Pg. 3 : « Barabbas c’est toi! Évidemment que c’est moi! T’attendais qui? Tibère César?»… Trop de gags stupides p. ex. Pg. 21 l’auteur fait dire à Barabbas: « Si elle ne paye pas? On lui renverra son bonhomme en pièces détachées façon Lego!»…
Et parfois même délibérément méchants! P. ex. Pg. 13 faire dire à Ponce Pilate: «Sinon, tu vas voir que dans deux mille ans y’aura encore des gens à se taper dessus pour ce bout de terrain!»!... Désolé M. RATTE, mais quand on connaît la situation actuelle de « ce bout de terrain» et bien franchement, non cela ne me fait pas rire du tout!

N’en jetons pas plus, je dirais donc juste que M. David RATTE poursuit ici sans vergogne un filon qu’il a déjà bien trop exploité et dont il est le seul à ne pas s’être aperçu que cela fait longtemps qu’il est épuisé !... Non, rien à faire la qualité de cette BD n’y est vraiment plus, et pourtant la série repart pour un nouveau cycle de 3 tomes!..

Je ne comprends pas trop pourquoi un dessinateur/scénariste de son talent ne se consacre pas à imaginer de nouvelles histoires? Pourquoi pas une toute nouvelle série. Les quelques planches qui avaient été publiées sur son projet avec des animaux parlants étaient très prometteuses… Malheureusement, ce projet n’a jamais vu le jour…