Les Aigles de Rome - Livre V
de Marini

critiqué par Septularisen, le 19 novembre 2016
(Luxembourg - 50 ans)


La note:  étoiles
LA PLUS GRANDE DÉFAITE DE L’EMPIRE ROMAIN
L’histoire de ce cinquième tome des « Aigles de Rome » reprend exactement là où s’était arrêté le volume précédent. Marcus, qui a réussi à échapper aux guerriers Bructères et à leur chef Loknar, réussit enfin à rejoindre le campement du préfet Publius Quinctilius Varus. Malheureusement, celui-ci, qui le méprise, refuse de l'écouter et de croire qu'un piège tendu par Arminius attend les légions romaines. Arminius et Marcus ayant grandi sous le même toit, celui de Titus Valerius Falco, le père de Marcus, le préfet a toute confiance en Arminius.

Varus et les XVIIe, XVIIIe et XIXe légions romaines s’enfoncent profondément au-delà du Rhin, dans les régions encore sous le contrôle des tribus Germaniques. Varus compte sur ses 25.000 hommes et sur la présence d’Arminius et les auxiliaires germains qu’il commande, pour le guider à travers les forêts et les marais envahis par la brume.

Ce que Varus ignore c’est qu’Arminius (qui a fini par reprendre son véritable nom Germanique: Ermamer), pour honorer une promesse faite à son père a effectivement trahi Rome et rejoint l’ennemi… Pire encore, il est parvenu à organiser la rébellion de toutes les tribus de la Germanie, et à les fédérer contre les légions de Rome…

Bien, pour une fois, je dois le dire, j’ai trouvé cet album vraiment superbe. On a attendu cette suite depuis 3 longues années, mais au moins Enrico MARINI s’est « donné à fond » dans cet album tant au niveau du scénario, que du dessin d’ailleurs.
Si le scénario de base est connu puisque inspiré de la réalité historique, la partie fictive de l’histoire est aussi très réussie. Le scénario, bien que classique – on n’échappe pas p. ex. à la classique histoire d’amour entre le héros et la femme de son pire ennemi -, est réaliste et solide. Le point d’orgue étant la fameuse « Bataille de Teutobourg » (aujourd'hui le "Kalkrieser Berg", une colline située à 16 km au nord d'Osnabrück, Land de Basse-Saxe), qui, en l’an 9, vit la destruction de trois légions de l'Empire romain commandées par le sénateur Publius Quinctilius Varus, et le vol des trois aigles qui les symbolisaient, par l’alliance de tribus germaniques, menée par le chef Chérusque Ermanamer.

Rien à redire non plus sur le reste, les couleurs sont superbes, les dessins bien finis, les visages bien dessinés et très aisément reconnaissables. Les scènes d’action, notamment les scènes de bataille sont très réussies, très dynamiques et reflètent bien les mouvements des personnages.
Même le découpage toujours très classique dans les volumes précédents, subit ici une véritable « révolution », voir p. ex. les Pgs. 4-5 , 13-15, 35-39 avec des montages et un graphisme comme je n’en avais jamais vus et surtout la double page 46-47, absolument grandiose, illustrant magnifiquement le chaos de la bataille finale!

Finalement, une très bonne BD. Et puisque la fin est très ouverte, je suppose que finalement la série ne sera pas en cinq volumes, mais va se continuer. Il ne reste plus dès lors qu’à attendre la suite… Espérons que ce ne sera pas encore une fois dans... Trois ans!..
Une bataille mémorable 8 étoiles

Je viens de relire les quatre premiers volumes des "Aigles de Rome" avant de me lancer dans la lecture de ce cinquième opus.
Et bien, il faut avouer que cette série se bonifie avec le temps.
J'ai l'impression que Marini n'a écrit cette série que pour décrire cette bataille de Teutoburg (la double planche 46-47 en est la preuve),où se joue le destin des peuples mais surtout celui de deux frères ennemis à présent, Arminius qui redevient Ermanamer, et Marcus. Les scènes de combat sont magnifiquement bien dessinées , et j'en suis à regretter que cet opus n'ait pas bénéficié d'un tirage grand format noir et blanc, comme le précédent, pour apprécier encore plus le le trait d'Enrico Marini.
Cet épisode est violent mais Marini arrive tout de même à glisser quelques scènes de sexe dans ce flot de sang, on ne se refait pas!
Vivement le prochain volume.

Hervé28 - Chartres - 48 ans - 5 janvier 2017