Les cinq de Cambridge , tome 2: 54 Broadway
de Valérie Lemaire (Scénario), Olivier Neuray (Dessin)

critiqué par Vince92, le 2 septembre 2019
(Zürich - 42 ans)


La note:  étoiles
La menace se précise
Dans ce second tome, la série Les cinq de Cambridge monte en intensité. Les différents protagonistes sont désormais placés qui aux affaires étrangères, qui au MI5… mais le temps presse car les nuages de la guerre s’amoncellent au-dessus du ciel européen, le camp soviétique presse son réseau de lui fournir les informations dont il a bien besoin. Les cinq de Cambridge vont remplir leurs missions au-delà des espérances… Cependant, la signature du pacte Ribentropp-Molotov qui lie Allemands et Soviétiques au sein d’une alliance contre nature va jeter le trouble dans le petit groupe : Comment l’ami soviétique, instrument de la Révolution mondiale, peut-il se jeter dans les bras du pays dont le dictateur au pouvoir représente ce pour quoi ils se battent ?
Au-delà des cas de consciences des cinq, bien naïfs pour des supposés membres de l’élite de la société anglaise (à qui les principes de la Real politik ne devraient pas être étrangers), l’album souffre des mêmes défauts scénaristiques que le premier album de la série : des entremêlements d’histoires difficiles à comprendre par le lecteur, des facilités, des changements de point de vue déroutants (ainsi, les aventures homosexuelles des protagonistes sont assez peu intéressantes au milieu de la grande histoire de l’Europe du XXe siècle…).
Le dessin reste agréable même si l’absence d’action dans le scénario ne permet pas de juger vraiment de la dextérité du dessinateur. Il y a assez peu de mouvements dans les scènes dépeintes dans l’album, mais les différentes cases sont assez bien composées et on reconnaît les personnages : point nécessaire pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion…
Une lecture agréable, sans plus. On a l’impression que le sujet a été un peu gâché et qu’on pouvait tirer de cet épisode historique une histoire bien plus intéressante.