La grande nageuse de Olivier Frébourg

La grande nageuse de Olivier Frébourg

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Ardeo, le 29 octobre 2016 (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 69 ans)
La note : 4 étoiles
Visites : 374 

Echec

Je me demande si je ne viens pas de battre un record ? Car ce court roman de 154 pages, il m’aura fallu plus de 3 mois pour l’achever. C’est dire le peu d’intérêt qu’il aura suscité chez moi. Sachez tout de même que le livre est resté très longtemps sans que je l’achève et que maintenant, après avoir lu les 20 dernières pages, j’en fais directement une petite critique.
Qu’en est-il de ce roman pourtant « apprécié » sur les pages d’Amazon ? 4e de couverture :
« Originaires de Bretagne, Marion et le narrateur se connaissent depuis l’enfance. Marion a aussi des ascendances vietnamiennes et un corps à la beauté indolente. Tous les deux ont la même passion pour l’océan. Lui est marin, elle est une nageuse silencieuse qui goûte un plaisir sensuel à avaler les kilomètres. Ils fondent une famille. Mais le narrateur aspire à d’autres horizons : il nourrit une passion de plus en plus vive pour la peinture. De son côté, Marion passe de plus en plus de temps au fond de l’eau. La mer réunit ou sépare-t-elle ceux qui s’aiment ? »
C’est donc l’histoire de deux êtres égoïstes que peu de choses réunissent. Un homme et une femme pour qui leur vision de la vie -s’ils en ont une- est la seule chose qui leur importe. Elle a choisi la contemplation, l’écriture (jamais aboutie) et la natation. Lui navigue depuis toujours, devient donc marin et tente de faire de la peinture. Si je me souviens bien des premières pages, ce sont des personnes brillantes, ayant de la fortune -du moins suffisamment pour voyager comme ils le veulent- la chance d’être nés dans un milieu aisé et tourné vers l’esthétique. Ils voyagent donc (souvent « intérieurement ») à la quête de leur moi mais apparemment, ils n’ont pas le talent pour les arts qu’ils veulent pratiquer. Leur « aventure » est surtout ennuyeuse et reflète les atermoiements d’une certaine bourgeoisie dont la vie monotone renvoie à l’échec personnel et l’échec d’un couple et de la famille. Par exemple, le seul intérêt que le narrateur exprime au sujet de sa fille apparait lorsqu’il dit -alors que sa belle-mère s’occupe de l’enfant au quotidien- il dit : « J’adorais changer Louise sur la table à langer : enlever les scratchs … »
Bon, certains lecteurs verront peut-être quelque chose qui s’approche du mal-être décrit dans les films d’Antonioni mais personnellement, le roman n’est pas parvenu à m’intéresser une seconde. Et là aussi est l’échec.

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