Martin Eden de Jack London

Martin Eden de Jack London
( Martin Eden)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Nic, le 26 mars 2004 (Inscrit le 26 mars 2004, 37 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 13 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (417ème position).
Visites : 7 005  (depuis Novembre 2007)

"Le meilleur des livres."

Roman autobiographique de Jack London, "Martin Eden" raconte le parcours initiatique d'un jeune marin doué pour l'écriture et dévoré par l'ambition de réussir afin de conquérir la femme qu'il aime. Ecrit dans un but de protestation envers les théories de Nietzsche, ce livre démontre magistralement que l'imagination est plus importante que la connaissance ; c'est elle qui permettra à Martin Eden de réussir, mais à quel prix? Ce roman d'actualité est à lire ( ou à relire ) d'urgence...

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

et en ce jardin croissait l'arbre de la connaissance du bien et du mal

10 étoiles

Critique de Jfp (Yerres (Essonne), Inscrit le 21 juin 2009, 69 ans) - 12 novembre 2017

Martin Eden, une œuvre magistrale, et si actuelle ! Peu importe qu'il s'agisse, ou non, d'un copié-collé de la vie de son auteur. Laissons les exégètes et pourfendeurs de Jack London se battre inutilement pour évaluer la valeur de son œuvre littéraire. La simplicité de son écriture, la véracité du trait, l'universalité des sentiments exprimés par les personnages, qu'il s'agisse d'amour, de haine, d'orgueil, de cupidité ou de fraternité, parlent au lecteur d'aujourd'hui comme il lui parlait cent ans auparavant. Martin Eden, jeune marin rompu aux bagarres et au verbe haut, fait un jour la rencontre de Ruth Morse, une jeune fille cultivée de la bourgeoisie californienne. Choc des classes ! La rudesse de Martin heurte la jeune fille, tout en l'attirant, et elle va petit à petit tenter d'apprivoiser ce sauvage au grand cœur, l'incitant à se cultiver et abandonner ses manières de prolétaire, trop frustes à ses narines délicates. Notre bon sauvage va se prendre au jeu, tant pour conquérir le cœur de sa belle que pour se prouver à lui-même qu'il vaut bien les beaux messieurs paradant dans le salon des Morse. Ayant goûté au fruit de l'arbre de la connaissance Martin va s'investir comme un forcené dans la lecture et l'écriture, devenant en quelques mois capable d'en remontrer aux plus érudits. Jack London sait décrire comme peu avant lui la réalité d'une société capitaliste qui broie les individus autant qu'elle les porte au pinacle dès que des intérêts pécuniers sont en jeu. Vanité des vanités, tout est vanité, telle est peu à peu la morale que se forge notre héros, après avoir cru à la loi du plus fort, ce darwinisme social que lui a fait adopter un temps l'étude de la biologie et de l'œuvre de Nietzsche. Un roman amer, qui pourtant se lit avec plaisir tant l'écriture, souple et aérée, parle à notre cœur sans pour autant dédaigner d'aborder les grands thèmes universels.

un livre démodé

2 étoiles

Critique de Mine2 (, Inscrite le 11 octobre 2013, 57 ans) - 20 mars 2016

qu'il est long ce livre , qu'il est romanesque , à tel point qu'il ressemble à un roman de gare

un extrait :

" le livre glissa sur l'herbe et ils restèrent silencieux, immobiles , perdant vers la baie dormante leurs yeux rêveurs qui ne voyaient pas . Ruth quelquefois glissait un regard vers son cou . Une force impérieuse l'attirait vers lui, inévitable comme le destin . Sans qu'elle l'ai voulu, son épaule effleura l'autre épaule, aussi légèrement qu'un papillon frôle une fleur . Elle sentit le frisson qui répondait à ce contact ; il n'était que temps qu'elle s'écarte . Mais sa volonté ne lui obéissait plus et elle ne pensa même pas à vouloir résister, envahie par une enivrante folie ;"

l'ascension sociale de ce pauvre marin est longue , longue , que de répétitions!

Intelligent, trop inteligent...

10 étoiles

Critique de Guigomas (Valenciennes, Inscrit le 1 juillet 2005, 48 ans) - 17 septembre 2014

Martin Eden est un jeune et fruste marin d’Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco. Un coup de poing heureux lui donne accès à la maison de riches bourgeois, les Morse, où il rencontre la femme de sa vie, l’éblouissante et diaphane Ruth, belle, intelligente, gracieuse et cultivée, l’exact contraire des femmes qu’il a connues jusqu’alors.

Pour elle, il va s’extraire de sa condition à la force de sa volonté et de sa grande intelligence. Il lit, lit, lit sans cesse pour rattraper les années qu’il a perdues à bourlinguer dans les iles sous le vent ou les Marquises. Puis il se met à écrire, persuadé qu’un jour il connaîtra le succès. Il tire le diable par la queue, préfère consacrer ses derniers sous à acheter des timbres pour envoyer ses manuscrits plutôt que du pain. Heureusement, il y a Ruth ! Chaque seconde avec elle est un avant-goût du paradis, même si… elle voudrait bien qu’il ait une situation, comptable par exemple, dans la Morse Cie… Lui, plus il lit, plus il a besoin d’idées neuves, de débat, de compréhension du monde.

Ce roman est un chef d’œuvre, à mettre au rayon des classiques de la littérature mondiale. Il est d’une richesse ! A une histoire d’amour pas si classique que ça se mêlent une brillante peinture sociale, une description du monde de l’édition qui n’a rien perdu de son acuité, et le portrait d’un surhomme Nietzschéen, plein de force, d’intelligence, de volonté et d’une lucidité destructrice.

l'attrait du gouffre

9 étoiles

Critique de AmauryWatremez (Evreux, Inscrit le 3 novembre 2011, 48 ans) - 10 septembre 2014

Il peut arriver que des auteurs se leurrent, ou feignent de le faire, sur une de leur œuvre, ainsi Maupassant en écrivant « Pierre et Jean » était persuadé d'écrire un modèle de naturalisme strict alors que cette œuvre à des résonances dépassant de bien plus loin cette ambition qui serait surtout grisâtre, ce court livre a des fulgurances poétiques et passionnées, un sous-texte que le lecteur attentif ne cesse de redécouvrir, ainsi Flaubert joue-t-il le cynisme lorsqu'il évoque la fin de « l’éducation Sentimentale » à Louise Collet. Et Tchekhov était persuadé que ses pièces devaient être perçus comme des farces, des grosses comédies à se taper sur les cuisses, pour lui l'Oncle Vania n'était qu'un Géronte ridicule...

J'ai découvert Jack London, comme beaucoup, dans mon enfance, à travers « Croc Blanc » ou « l'Appel de la forêt ». J'ai toujours trouvé fascinant et tellement attirant cette « tentation du désert », le désert blanc, que raconte ces ouvrages, loin de l'avidité, loin des puissances d'argent, cette tentation des grands espaces, d'un retour à l'essentiel éloigné de la sottise universelle, de toutes les médiocrités, de tous les compromis grands ou petits que les grandes personnes considèrent comme indispensables pour vivre.

En écrivant « Martin Eden », Jack London, ainsi que nous l'apprend Francis Lacassin dans sa préface, était persuadé de donner au lecteur le récit de l'ascension et de la chute d'un individualiste capitaliste archétypal, et non de se raconter, d'exposer une sorte de cas clinique. Martin partage pourtant avec lui bien des éléments de vie profonds, un amour fou pour une femme « qui n'était pas de son monde », et un attrait marqué pour l'autodestruction et l'abîme, Jack London ayant souvent eu la tentation du suicide face à un monde souillé par les errements de la nature humaine, une société à l'esprit trop étriqué pour sa sensibilité immense. Un jour, comme Martin, il eut la tentation de se laisser couler dans les eaux chaudes du Pacifique, de laisser ses poumons se remplir de ses flots, d'entrer dans la nuit, de se libérer une bonne fois pour toutes des passions tristes, des émotions violentes, de la haine des hommes, de leur bassesse.

Martin Eden est donc un aventurier qui parcourt le monde et tous les océans pour gagner un peu d'argent, prenant des risques insensés pour quelques centaines de dollars. Il ne sait pas apprécier la diversité des pays qu'il traverse, leur histoire, leur culture tout ce qui lui importe est que les filles de bouges sont accueillantes et que l'alcool coule à flots, qu'il a une chambre à peu près confortable et que jamais il ne reste plus d'une semaine quelque part. Il ne s'attache à rien ni personne, sauf à sa liberté, une liberté fruste, animale, celle des oiseaux migrateurs, des chevaux sauvages valant toujours mieux que la triste soumission à un système abject pour continuer à survivre matériellement quelques temps encore.

Mais un soir, raccompagnant chez lui un jeune homme de bonne famille qu'il a défendu alors que celui-ci venait de se faire agresser, Martin rencontre la femme de sa vie, Ruth, dont il tombe instantanément amoureux, avec qui il ressent immédiatement une communion de pensée, de celle que l'on cherche parfois toute une vie. Il veut lire les livres qu'elle lit, partager ses réflexions, ses rêves, ce qu'elle sait du monde. Il s'ouvre à un monde qui lui était jusque là fermé, et s'y aventure de la même manière qu'il bourlinguait auparavant. Mais il ne peut pas épouser Ruth. Il se met à écrire, gagne de plus en plus d'argent et réussit, une réussite « à l'américaine », de « self made man ». Il y perd sa liberté et les petits bonheurs simples qui lui suffisaient, tel le savetier de la fable, il finit par épouser une jeune femme qu'il n'aime pas et sait qu'il devra finir par entrer dans la nuit pour être de nouveau serein.


Ce livre touchera ceux qui sont épris d'absolu et de liberté, parfois même sans le savoir, qui se sentent à l'étroit dans ce monde, les indociles, les révoltés, les écorchés vifs qui se contentent pas de ce monde tel qu'il est, ne se reconnaissant pas dans une humanité languide d'« Elois » et soumise à ses maîtres non par fatalisme mais par acceptation pleine et entière de leur esclavage.

Je reste toujours qui je suis

10 étoiles

Critique de Isad (Saint-Germain-en-Laye, Inscrite le 3 avril 2011, 57 ans) - 13 juillet 2014

L’auteur nous raconte l’aspiration à l’écriture d’un jeune marin qui découvre les livres et le pouvoir des idées quand il rencontre la sœur d’un homme qu’il a aidé et qu’il en tombe amoureux. Il se met à fréquenter assidûment la bibliothèque municipale, assoiffé de connaissances. Il va envoyer ses écrits (nouvelles, romans, poésie et essais) à divers magazines et journaux qui les lui retourneront systématiquement. Ses proches et sa belle le conjurent de trouver un travail rémunérateur car il vit très pauvrement mais il s’obstine.

Ce roman d’initiation décrit bien la volonté d’un individu à parvenir au but qu’il s’est fixé en dépit des obstacles et des conseils visant à le faire entrer dans le moule conformiste. Il montre également la baisse de tonus qui suit tout projet achevé et la difficulté à franchir cet entre-deux vers un nouvel objectif à atteindre.

IF-0614-4244

un livre que l'on n'oublie pas..

10 étoiles

Critique de Nickie (, Inscrite le 14 mars 2004, 56 ans) - 25 juin 2013

Parmi tous les livres que nous avons lus, combien vont passer aux oubliettes, et combien resteront à jamais ancrés dans notre mémoire? Pour ma part, je pense ne jamais oublier ce livre.

il m'est difficile d'en parler , car il y a énormément de thèmes qui sont abordés dans ce livre : la passion dévastatrice, la culture pour celui qui n'y avait pas accès, l'amour avec un grand A, le génie, le renoncement, les différences sociales et la pression sociale, le mépris, la flagornerie, l'énorme différence entre l'intelligence et l'instruction (que beaucoup confondent..), la pauvreté, la générosité, la bêtise, l'égoïsme.. etc.. Mais surtout (même si j'en parle précédemment..) : le jugement sans appel portés par beaucoup selon que l'on soit ou non de leur classe sociale...

Martin Eden est toujours dans l'excès, la passion; Issu d'un milieu très modeste, il aurait pu s'élever socialement grâce à son extrême intelligence, sa facilité à apprendre, et à sa volonté, mais non, son seul et unique but est l'écriture;
il a en lui le "démon" de l'écriture, alors il écrit inlassablement, à s'en rendre malade; Il croit tellement en lui, qu'il fait fi de ses échecs, de l’extrême pauvreté, et des humiliations subies en raison de ses 2 seuls buts : la célébrité et l'amour de "Ruth" sa fiancé, issue, elle, d'un milieu bourgeois; il écrit sans relâche pour sa fiancée, ou pour la célébrité ? Les deux je pense sont liés, mais le drame de Martin Eden : cette femme qu'il aime éperdument ne croit pas en lui, alors que lui pense que seule l'écriture pourra l'amener à être à la "hauteur" de sa fiancé;

Bizarrement un "critiqueur" sur ce site a écrit que Martin Eden ne se rend même pas compte qu'il est un mauvais écrivain, pour moi c'est le contraire, c'est un très bon écrivain, il est vrai que les bribes des écrits de Martin Eden parsemées dans le livre n'étaient pas mon style, je me disais seulement que Jack London faisait passer le message : Martin Eden avait beaucoup de talent; c'est la vision de celui qui a écrit le livre qui importe; Dans la réalité, peut-être, comme la fiancé de Martin Eden, je n'aurais réellement pas apprécié son écriture...et pas cru en son succès.Il y a beaucoup d'écrivains "très reconnus" qui m'ennuie..Mais j'espère quand même que je n'aurais pas été aussi influençable et pour tout dire aussi minable qu'elle..Je peux toujours réver...

J'arrête là car ce livre plus on y pense et plus on y pense...

Trêve de blablablas, lisez plutôt ce livre !!

Culture, socialisme et écriture

9 étoiles

Critique de Elya (, Inscrite le 22 février 2009, 27 ans) - 8 septembre 2012

Réputé pour être le livre le plus autobiographique de Jack London, Martin Eden n’en reste pas moins un roman. Martin, comme J London, souhaite vivre de sa plume d’auteur américain. Ancien matelot, les sirènes de la bourgeoisie l’attirent dorénavant. Ruth représente à elle seule cette classe sociale si différente de celle dont est issu Martin. Epris tout autant d’elle que de ce monde d’oisiveté et de culture, J London nous raconte la périlleuse quête et ascension sociale de Martin Eden, à la recherche de reconnaissance plutôt que de richesse.
L’univers cruel des médias dénoncé ici ressemble étrangement à celui que nous connaissons, pourtant plus de 100 ans plus tard. L’écriture prolifique de Martin lui permettra-t-elle de conclure ses ambitions ; conquérir Ruth et devenir un écrivain à succès ?
D’abord aveuglé par la luxure, Martin déchantera. Se reconnaissant plutôt dans les thèses de Spencer que dans celles de Nietzsche, notre héros permettra à J London de nous délivrer des passages passionnants, résumant bien les pensées et les oppositions de l’époque.

« Spencer lui simplifiait tout cela et présentait à son regard étonné un univers si parfaitement concrétisé qu’il lui semblait voir un de ces minuscules modèles de navires que les marins mettent dans les bouteilles transparentes. Rien n’était dû au hasard. Tout obéissait à des lois. »
J London écrit admirablement bien et nous sommes pris dans l’histoire tout au long de ces 400 pages. Certains débats entre les différents protagonistes du livre sont captivants, dénonçant souvent en arrière plan le conformisme social et la culture prétendue des hautes classes sociales, sans oublier d’aborder le socialisme émergent.

D’un tout autre style que les romans d’aventure de J London, Martin Eden s’affirme pourtant comme une œuvre incontournable pour les amateurs de cet auteur.

Se brûler

9 étoiles

Critique de DomPerro (Québec, Inscrit le 4 juillet 2006, 38 ans) - 30 juillet 2012

Martin Eden, c'est l'histoire d'un ''self-made man'', un simple matelot, un peu gauche, qui tente d'atteindre l'inaccessible.

À l'origine de cette quête, Ruth, une jeune bourgeoise, que Martin Eden va follement aimer en l'idéalisant, la créant de toutes pièces, en poète, pour illuminer ses vers. Comme l'écrit Jack London : ''La vraie Ruth, la bourgeoise engoncée dans ces préjugés désespérants, dans sa mentalité chichiteuse, il ne l'avait jamais aimée.''

Plusieurs fois, dans son très long travail d'apprentissage, Martin Eden, va être désillusionné. En côtoyant de près des bourgeois, de juges, des professeurs, par exemple, il constate vite comment ces gens peuvent êtres si bêtes, malgré le rang social qu'ils occupent. Même désillusion devant les rédacteurs de magazines qui refusent, mois après mois, ses nouvelles ou ses poèmes.

Mais plutôt que d'être abattu par ces nombreux échecs, Martin Eden poursuit son travail, retourne à sa machine à écrire, se serre un peu plus sa ceinture, en attendant son heure de gloire.

Grâce à tout son travail, à la puissance de son imagination, Martin Eden s'élèvera-t-il ou s'enfoncera-t-il?

Bien qu'écrit en 1909, ce roman jette un regard encore actuel sur les médias de masse, le traitement des célébrités, la gloire, l'argent et l'éternel dilemme d'avoir un ''boulot'', une position sociale ou le courage de suivre ses désirs.

Bref, un roman sur le sens de la vie.

Excellent

10 étoiles

Critique de Matico (, Inscrit le 12 mars 2011, 36 ans) - 12 mars 2011

J'ai été touché par la personnalité forte de ce livre et par cette volonté (du héros) d'aller au bout des choses dans des domaines souvent exploités de façon superficielle dans les couches supérieures de la société, comme l'art, la littérature ou la philosophie. On rentre assez vite dans la peau du personnage et on comprend finalement très bien son désarroi lorsqu'il réalise que ces sujets ne sont finalement que prétexte à de la prétention et que le milieu qu'il a toujours convoité n'est qu'une parodie de ce qu'il recherchait vraiment, et que ce monde qu'il recherche tant n'existe probablement pas.

Un livre pour moi incontournable

9 étoiles

Critique de Lya (Paris, Inscrite le 17 mars 2009, 37 ans) - 18 mars 2009

J'ai trouvé ce livre très poignant par sa qualité d'écriture mais aussi son histoire. On est embarqué dans l'épopée de ce roman à une vitesse éclair et on ne peut plus le décrocher....On s'identifie au héros et à la justesse toute en finesse qu'il porte sur la vie. Il évolue de jour en jour par cet amour des livres et de l'écriture, cette soif d'apprendre qui va lui permettre de comprendre que la vie n'est que mirage....Bref j'ai adoré et je vous conseille de découvrir cette oeuvre digne des plus grands...Certains passages et descriptions sont un pur régal...

Quel ennui...

4 étoiles

Critique de Maroufle (, Inscrite le 25 mai 2008, 27 ans) - 25 mai 2008

J'ai lu ce livre pour les cours, en seconde. Forcément être "obligé" de lire un livre parce que quelqu'un d'autre l'a aimé n'aide pas, mais je crois que si j'avais eu le choix je ne serai pas allée jusqu'au bout. J'ai détesté cet écrivain raté qui s'obstine alors qu'on lui affirme qu'il n'a pas de talent, qui se fait manipuler au point de ...

Cependant je crois que mon avis a été de loin manipulé par le contexte, je n'ai pas compris les sentiments exprimés parce que j'étais trop jeune, et n'ai pas su apprécier la qualité de l'écriture...

En tout cas si je devais donner un conseil au futur lecteur : lisez-le en anglais ! La traduction française est minable ^^

Puissant et profond

10 étoiles

Critique de Déhellair (, Inscrit le 13 novembre 2004, 32 ans) - 16 avril 2005

J'avais lu L'appel sauvage, Croc-Blanc et je croyais que London n'avait écrit que ces romans d'aventures polaires...
Mais on m'a vivement conseillé Martin Eden, et il ne relève pas du même genre. Comme le dit Nic, l'histoire d'un matelot qui s'élève, dit-on par amour, dans les rangs de la société. Martin s'éprend d'une riche bourgeoise "éthérée" et donc impossible à atteindre depuis sa condition de vulgaire matelot rustre, qui manie l'argot, méconnait le protocolaire bienséant attenant au milieu, et surtout est dépourvu du Savoir.
Dès lors il va s'évertuer à se modeler, de par le discours, les manières et les connaissances au monde bourgeois afin de se se rapprocher de Ruth. "L'éthérée" faiblit sans se l'avouer à cet attrait pour la vigueur de Martin. Je n'en dirai pas plus à vous de le lire, simplement je crois que London a, à la fois célébré l'acte d'écriture, critiqué le bourgeois, développé l'idée selon laquelle la reconnaissance, sauf rare exception, est totalement factice et commenté l'amour...
Lisez-le!!!

Forums: Martin Eden

Il n'y a pas encore de discussion autour de "Martin Eden".