L'amie prodigieuse: Enfance, adolescence de Elena Ferrante

L'amie prodigieuse: Enfance, adolescence de Elena Ferrante
(L'amica geniale)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Psychééé, le 18 juillet 2016 (Inscrite le 16 avril 2012, 28 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (9 903ème position).
Visites : 1 041 

Un premier tome intrigant ...

L’amie prodigieuse raconte une amitié féminine, celle de Lila Cerullo et d’Elena Greco, de leur enfance dans les années 50 à aujourd’hui. L’histoire se déroule à Naples, dans un petit quartier assez pauvre, où les habitants sont cordonnier, charcutier, charpentier, vendeur de fruit … rarement ingénieurs. Tous se connaissent et sont plus ou moins liés, ce qui alimente bien entendu les ragots et les préjugés de l’époque.
Les sentiments qui unissent les deux amies sont ambigus et compliqués puisqu’on se rend bien compte qu’elles s’admirent, qu’elles ont besoin l’une de l’autre et en même temps il existe une vraie rivalité entre elles. Il y a un fossé entre Elena, très studieuse qui continue à aller à l’école et tous ses amis qui l’ont quittée très tôt pour travailler. Pour Lila c’est différent, elle est aussi très intelligente et essaie de pousser son amie à continuer, bien qu’elle ait elle-même été contrainte d’arrêter.
Il faut un peu de temps pour rentrer dans l’histoire, surtout en raison de la profusion de noms (heureusement qu’il y a un index des personnages !) mais une fois le décor planté, on se laisse facilement entraîner par ce récit, avec des personnages haut en couleurs et des relations complexes. Ce volume raconte l’enfance et l’adolescence des deux compères. Naturellement, ce ne sont que les prémices pour vous donner l’eau à la bouche et l’envie de découvrir ce qui leur ait arrivé par la suite. A suivre…

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La plèbe, c’était nous (mais d'autres ont mieux écrit dessus)

7 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 43 ans) - 15 janvier 2017

Elena et Lila vivent à Naples à la fin des années 50 dans un quartier populaire. Comme souvent dans ces amitiés d’enfance, la relation est dissymétrique ou vécue comme telle. Lila c’est l’amie prodigieuse, intrépide, audacieuse, provocante. Mais elles tiennent l’une à l’autre et avancent de conserve dans la vie. C’est à la fin de l’école primaire que le destin va commencer à les séparer. Toutes les deux brillantes en classe se voient recommander de poursuivre leurs études au collège par Mme Oliviero, l’institutrice. Les parents d’Elena font le sacrifice de lui payer les études alors que ceux de Lila la font travailler au magasin familial. Et les deux ados continuent à grandir, à murir, à s’émanciper avec leurs copains, sur fond de pauvreté, de querelles, de trafics.

L’ambiance m’a rappelé « La chronique des pauvres amants » de Pratolini à côté duquel « L’amie prodigieuse » ne fait pas le poids. Malgré son succès de librairie L’amie prodigieuse a une écriture plus plate, est plus laborieux, moins fort, moins poignant, plus fastidieux dans ses péripéties à répétition, avec des personnages moins profonds. Bref, laissez Naples et aller plutôt découvrir à Florence les habitants de la via del Corno.

Le silence de la raison

8 étoiles

Critique de Oreste (, Inscrit le 15 janvier 2017, 28 ans) - 15 janvier 2017

A la lecture de ce roman, on peut deviner ou du moins prendre plaisir à créer des liens entre Elena Ferrante et toute une génération d'auteurs italiens des années 70, qu'elle semble faire revivre d'un geste littéraire constamment tourné vers le passé. Ce style si concis, si léger évoque les partis pris formalistes de "Monte Mario" de Carlo Cassola tandis que cette capacité ambivalente de gratter la surface polie d'une Naples en apparence sale et sans perspective, pour y montrer des femmes luttant contre une nature qui contredit leurs désirs d'émancipation, prolonge la fibre créatrice entamée par Anna Maria Ortese. Dire d'une œuvre qu'elle est réussite, c'est aussi lui trouver une famille littéraire, dans laquelle elle peut autant s'émanciper que se raccrocher.

Une bonne surprise

9 étoiles

Critique de Gabri (, Inscrite le 28 juillet 2006, 30 ans) - 23 octobre 2016

J'ai beaucoup aimé ce livre. La grande qualité de ce roman se trouve dans le réalisme que l'auteure a su insuffler au contexte de toute cette histoire. C'est tellement bien rendu, qu'on se croirait réellement en Italie dans les années 50. Ce réalisme est insufflé aussi aux personnages, qui sont complexes, fouillés, Les personnages et les relations entre eux sont tout aussi complexes et fouillés. L'histoire est prenante. Le seul bémol, si ç'en est un, tient justement dans la densité de l'histoire et le nombre de personnages, qui font en sorte qu'il faut vraiment s'installer pour de longues heures quand on entre dans cette histoire, sous peine d'en perdre le fil. Gardez-vous cette lecture pour un long week-end tranquille et vous ne serez pas déçus!

Roman de l'été

9 étoiles

Critique de Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 51 ans) - 28 août 2016

Ce roman est le premier tome d'une saga de quatre, dont seul les deux premiers volumes sont déjà traduits en français (les deux autres vont suivre). La narratrice est une vieille dame qui apprend que son amie d'enfance a disparu sans laisser de traces : elle décide alors de raconter par le menu son enfance colorée dans un quartier populaire de Naples dans les années cinquante - soixante.

C'est captivant : chaque fois qu'on ouvre ce livre on est parti pour quelques heures et centaines de pages lors desquelles on oublie tout le reste. Autant dire que ce livre est vite lu et que j'ai été obligé d'aller chez le libraire acheter le deuxième tome (pas encore disponible en poche). J'ai lu ce livre en été, lors de grosses chaleurs, et ça m'a mis dans le bain pour cette histoire qui se passe à Naples sous une chaleur accablante. Ca m'a fait retrouver le bonheur de la lecture lorsqu'on est emporté par l'histoire et qu'on a le temps devant soi pour s'y adonner complètement.

Il y a un petit récapitulatif des personnages et de leur liens entre eux en début d'ouvrage, c'est utile car, comme le dit Psychéé, on se perd parfois avec tous ces prénoms et noms similaires.

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