Révolution dans nos origines de Auteur inconnu

Révolution dans nos origines de Auteur inconnu

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Scientifiques , Sciences humaines et exactes => Histoire

Critiqué par Colen8, le 2 juillet 2016 (Inscrite le 9 décembre 2014, 76 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (31 220ème position).
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Le regard sur l’évolution change

Ces dernières années riches en découvertes de fossiles ont fait faire de grands pas à la paléoanthropologie, par conséquent à la connaissance supposée de nos origines. Parallèlement aux techniques d’analyse sophistiquées, à la biologie, à la génétique, à l’environnement pour expliquer l’évolution, les sciences humaines se sont penchées sur la part culturelle dans l’avènement du néolithique. L’espèce « homo » semble être apparue plusieurs milliers de siècles avant les précédentes estimations. Elle serait même contemporaine de « Lucy » l’australopithèque bipède co-découvert par Yves Coppens en Afrique de l’Est il y a 3,3 millions d’années. Ainsi toute la chronologie des origines remonte vers un passé plus lointain. Par exemple la domestication du feu est avérée non plus à partir de -500 000 ans mais du double.
La première sortie d’Afrique par « homo erectus » il y a 1,5 million d’années ou plus, s’est répandue en Europe et en Asie centrale. Elle a évolué ensuite selon les régions vers l’homme de Neandertal, l’homme de Denisova, peut-être l’homme de Florès en Indonésie. Les analyses ADN confirment qu’il y a eu métissage génétique partiel avec « homo sapiens » l’homme moderne sorti lui aussi d’Afrique vers -100 000 ans pour s’établir au Proche-Orient puis progressivement coloniser tous les continents. Les représentations de cette humanité pré-sapiens évoluent constamment dans le sens d’une plus grande proximité avec nous. On veut bien lui reconnaître une pensée symbolique avec l’inhumation des morts, un sentiment esthétique par l’usage de colorants, des structures sociales plus complexes qu’on ne l’imaginait, peut-être un proto-langage ainsi que des aptitudes à des formes d’artisanat et à la chasse au gros gibier.
Révolution est un terme abusif quand il s’agirait plutôt de révision des théories connues et d’hypothèses nouvelles loin d’être démontrées. La soixantaine d’auteurs et de journalistes ayant contribué à ce recueil aurait pu agir de façon plus concertée afin d’éviter les redites sur les observations montrant la continuité animal-humain comme analogies dans la compréhension de nos propres facultés : l’utilisation d’outils, des apprentissages par imitation et ensuite par transmission, des formes de langage gestuel ou chanté, des relations sociales d’échanges et de solidarité, des notions de justice.

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des regards multiples

9 étoiles

Critique de Deinos (, Inscrit le 14 février 2009, 55 ans) - 18 mars 2017

Comme il est dit dans la critique antérieure, cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles... et étant donné la période évoquée, fait preuve d'une rigueur certaine, évoquant des hypothèses, des perceptions multiples sur certains points... présentant donc un inventaire de ce qu'on sait et de ce qu'on croit être de l'existence de l'homme d'alors, des origines des mythes, du langage, de l'art... etc.
Un ouvrage où le lecteur pourra selon son intérêt se pencher sur un domaine ou un autre, les thèmes étant sériés.
Contrairement à la critique antérieure, je n'ai pas eu une impression de redite, puisque les continuités animalité-humanité (plutôt que animal-homme, vu que biologiquement, nous sommes des animaux) concernent des domaines différents et donc apportent des éléments différents.

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