Le pouvoir de la vulnérabilité : La vulnérabilité est une force qui peut transformer votre vie
de Brené Brown

critiqué par Colen8, le 21 mai 2016
( - 76 ans)


La note:  étoiles
J’ose, donc je suis vulnérable
Est dite vulnérable selon l’auteur la personne qui s’accepte avec ses faiblesses, ses émotions, ses sentiments, convaincue qu’il n’y a pas lieu de les dissimuler derrière une crainte sans fondement d’être jugée par autrui. Accepter sa vulnérabilité c’est aussi sortir de la honte de ne pas toujours être ou avoir été à la hauteur, ne pas confondre honte (qui met en cause la personne) et culpabilité (qui dénonce une erreur ou une faute, pas la personne). Etre vulnérable c’est avoir confiance en soi, faire confiance aux autres, être en mesure de lâcher prise, se mettre à découvert. La vulnérabilité traduit aussi le courage d’oser : oser affronter ses peurs, surmonter ses blessures comme ses échecs, faire face à l’incertitude, rester optimiste, accueillir la joie. La vulnérabilité comme parcours vers la résilience contre la honte est ainsi assimilée au fait pour ceux qui la vivent de retrouver leur « entièreté », (traduction en un terme surtout usité en Belgique correspondant semble-t-il davantage à une notion d’intégrité psychique et émotionnelle). C’est ce que nous enseignent les neurosciences, à savoir laisser s’exprimer harmonieusement le cortex frontal en charge des décisions et des actions et le système limbique en charge des émotions. Cela revient à aller contre les normes sociales les plus courantes qui refoulant la vulnérabilité perçue comme négative fabriquent des individus à la fois arrogants et malheureux car portés sur le « paraître », enclins à la violence, à la cruauté gratuite, aux addictions de toute nature en oubliant tout simplement de vivre des relations épanouies.
La théorie présentée ici est le résultat d’une thèse de doctorat qui s’est étalée sur 12 ans de recherches, a nécessité environ 1 300 enquêtes qualitatives auprès d’américains femmes et hommes de tous âges et toutes origines, enrichie par une vaste expérience de travail social, des enseignements, des formations professionnelles, l’analyse des publications scientifiques. Elle a été largement diffusée notamment sur internet, saluée par les médias et récompensée à de nombreuses reprises. Etrangement elle donne l’impression de s’adresser à une classe moyenne de l’Amérique profonde ensuquée dans les stéréotypes et les préjugés. Quoi qu’il en soit c’est une lecture plus que facile, parsemée d’anecdotes y compris celles de la vie personnelle de l’auteur. De là à déclarer la théorie de révolutionnaire c’est peut-être s’avancer.