Les Pérégrins
de Olga Tokarczuk

critiqué par Merline, le 9 avril 2016
( - 70 ans)


La note:  étoiles
Voyage autant intérieur que pérégrinations vivantes
Présentation de l'éditeur
En une myriade de textes courts, Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, compose un panorama coloré du nomadisme moderne. Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : qu’ils soient fuyards ou conquérants, les personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps. Et ce sont les traces de notre lutte avec le temps que relève l’auteur aux quatre coins du monde : depuis les figures de cire des musées d’anatomie jusqu’aux méandres de l’Internet, en passant par les cartes et plans.
À travers les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a rassemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux, mouvant réseau de flux et de correspondances… Sans jamais nous laisser oublier que « le but des pérégrinations est d’aller à la rencontre d’un autre pérégrin ».


J'ajouterais que l'écriture est magnifique, digne par certains passage de marguerite Yourcenar dans L'oeuvre au noir. Mais cet auteur est plus libre. Son livre colle à chacun de ses pas et de ses battements de coeur.