Dans la peau d'un intouchable
de Marc Boulet

critiqué par Pacmann, le 23 décembre 2018
(Tamise - 54 ans)


La note:  étoiles
Vivre comme le dernier des derniers
La démarche d'un européen de se mettre dans le corps d’un des derniers des derniers considérés par le reste de la population comme des impurs au point que leur ombre ne peut atteindre celui sur qui elle se projette, ne pouvait être qu'instructif, mais on peut douter de l'angle d'approche.

L'auteur apprend la langue et les coutumes, d’abord en France et ensuite sur place pour finalement se transformer physiquement.

Certes, on saluera le courage dont il fait preuve dans sa quête, tout en soulignant qu’il n’a tenu que trois semaines là où les vrais intouchables y sont plongés toute leur existence.

Au fil de la lecture, on constate tout de même que le journaliste, n’exprime essentiellement que des critiques sur cette société indienne, cet environnement où selon lui domine la crasse, le racisme et le mépris de l’être humain.

Alors qu’un voyage en Inde reste pour moi un objectif, une destination, cet ouvrage n’est certainement pas un encouragement à poursuivre dans ce sens.

L’auteur n’aurait-il pas trop utilisé le prisme occidental pour se faire un opinion ?