L'invention des ailes de Sue Monk Kidd

L'invention des ailes de Sue Monk Kidd
(The Invention of Wings)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Anna Karénine, le 26 février 2016 (Inscrit le 1 novembre 2014, 55 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 637ème position).
Visites : 1 499 

Féministe et anti-esclavagiste

Je ne connaissais pas Sue Monk Kidd (drôle de nom) jusqu'à ce qu'on m'offre L'Invention des ailes. L'histoire d'une fillette "blanche" (Sarah Grimké, personnage réel), à qui on "offre" une esclave pour l'anniversaire de ses 11 ans.

Le roman alterne des chapitres consacrés à l'univers de l'une et l'autre des deux jeunes filles (puis femmes), dont l'amitié est mise à rude épreuve. La cruauté du système esclavagiste dans le Vieux sud américain est au centre du roman, une cruauté qui s'impose avant tout à ses victimes noires, mais aussi à ses bourreaux, incapables de s'extraire d'un système qui fondent leur mode de vie.
L'histoire se déroule sur le temps long de presque toute une vie et conte le difficile arrachement d'une jeune fille blanche à un univers confortable qu'elle avait tout intérêt à préserver.

Sarah Grimké (décédée à 81 ans en 1873) est étrangement méconnue en France. Elle a une longue notice sur Wikipédia en anglais et quasi rien en Français. Outre son combat abolitionniste, cette femme courageuse a milité pour le droit des femmes américaines.

L'écriture est agréable sans être exceptionnelle et ce roman mérite de rejoindre le succès de La Dernière fugitive ou La Couleur des Sentiments.

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Superbe

8 étoiles

Critique de Krys (Haute-Savoie, Inscrite le 15 mars 2010, 36 ans) - 31 mars 2019

Très beau roman féministe, mais abolitionniste avant tout.
Si les vies des soeurs Grimké sont romancées, les dates, évènements et ambiances sont réels.
On s'attache rapidement aux personnages, et jusqu'à la dernière ligne le lecteur est tenu en haleine sur leur devenir !
Le rythme du récit est bon : on alterne toutes les 4 pages environs les visions de Sarah et celles d'Handful, une esclave appartenant à sa famille.
L'écriture est sans prétention, mais jolie. (traduction)
Je recommande vraiment ce roman.



« Demeurer silencieux devant le mal est en soi une forme de mal. »

9 étoiles

Critique de Ludmilla (Chaville, Inscrite le 21 octobre 2007, 63 ans) - 18 février 2019

Sarah (1792-1873) et sa sœur Angelina Grimké ont été les premières propagandistes de la cause abolitionniste et parmi les premières penseuses majeures du féminisme américain
Le roman est, comme l’indique l’auteur, « une histoire profondément imaginaire inspirée par la vie de Sarah» - ce que je n’ai découvert qu’après avoir terminé ce roman.

Charleston, Caroline du Sud
Deux fillettes, une blanche, une noire, que l’on suivra tout au long du roman.
Sarah, la blanche, reçoit Hetty, la noire, comme esclave personnelle pour l’anniversaire de ses onze ans.
Sarah voudrait être juriste, mais… elle n’est qu’une femme…
Sarah combattra l’esclavage toute sa vie.

Un livre émouvant et facile à lire, malgré quelques scènes difficiles.
Des personnages réalistes, avec leurs qualités et leurs défauts.

« A l’âge de onze ans, j’étais propriétaire d’une esclave que je ne pouvais pas libérer »

« Mon désir de devenir juriste s’était retrouvé enterré dans le cimetière des espoirs déçus, une institution réservée exclusivement aux femmes. »

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