Anthologie des méchants & autres salauds du cinéma français
de Alister

critiqué par AmauryWatremez, le 25 janvier 2016
(Evreux - 48 ans)


La note:  étoiles
Le panthéon des salopards
« Meilleur est le méchant, meilleur est le film » disait Hitchcok. Parfois dans certains films c'est surtout le méchant le personnage le plus intéressant. Dans ce livre extrêmement réjouissant et ne se prenant pas au sérieux, Alister fait le catalogue exhaustif de tous les malfaisants connus et moins connus du cinéma français en les classant par type :

Les fielleux, cela lui permet un hommage que je trouve tout à fait justifié à Michel Peyrelon d'une exquise obséquiosité bien abjecte dans un grand nombre de longs métrages,

les psychopathes souvent incarnés par Michel Serrault qui adorait jouer les assassins et les rendre sympathiques, dans « l'Ibis rouge » ou « les Fantômes du Chapelier »,!...

....les docteurs maléfiques dont les chirurgiens esthétiques cinglés, par exemple le personnage de Pierre Brasseur dans « les Yeux sans visage »,

les flics véreux légions en particulier dans les films écrits par Audiard,

les militaires corrompus et bien entendu tous fââchiistes des films d'Yves Boisset des années 70,

les politiciens malhonnêtes (pléonasme), je songe en particulier à l'hypocrite et odieux Lardatte joué par Victor Lanoux dans « Adieu Poulet »,

les hommes de main, Dominique Zardi qui était un authentique ancien taulard s'était fait une spécialité

les truands meurtriers souvent incarnés par André Pousse,

les salopes et les emmerdeuses, Ginette Leclerc et Isabelle Huppert plus tard en étant les icônes,

les nazis et les collabos sans aucun remords, Gérard Jugnot en étant la version définitive dans « Papy fait de la Résistance » etc...

Et bien sûr les patrons odieux que jouait Bernard Blier avec gourmandise et talent débutant une nouvelle carrière à l'âge où de nombreux acteurs prennent leur retraite,

Il évoque à chaque fois quelques premiers rôles et seconds couteaux de chaque catégorie ainsi que leur « figure tutélaire ».

Et le lecteur est comblé