Le bel âge du cerveau : Et si vieillir était une bonne nouvelle ?
de André Aleman

critiqué par Colen8, le 26 décembre 2015
( - 76 ans)


La note:  étoiles
Merci au bon docteur Coué
Déception sur toute la ligne, ce livre d’un universitaire professeur de neuropsychiatrie cognitive aux Pays-Bas enfonce surtout des portes ouvertes. Les facultés mentales commencent à diminuer dès l’âge de 20 ans, déclin qui s’accélère à partir de la cinquantaine. Les pensées ralentissent, certaines zones de la mémoire sont affectées principalement l’hippocampe, l’apprentissage devient moins facile. Quantités d’études cliniques sont citées à l’appui des conseils du bien vieillir qui non seulement inondent la plupart des magazines, mais surtout relèvent du bon sens et de l’expérience : vivre l’instant présent, s’adonner à a méditation, rester actif, bouger, s’intéresser aux autres, avoir une bonne alimentation, éviter le stress et les excès en tous genres. Il est question d’effets bénéfiques des compléments nutritionnels oméga 3, vitamines B9 et B12, ginkgo, à ceci près qu’ils ne diffèrent ni des placebos ni de la pensée positive auto-réalisatrice de la méthode Coué. Ceux qui vieillissent le mieux ont hérité de meilleurs gènes. Quant aux autres, même encore en bonne forme physique jusqu’à 60 ou 70 ans ils sont menacés par les démences, les maladies neuro-dégénératives, les différentes formes liées à l’Alzheimer contre lesquelles aucun traitement n’a réellement été validé. En conclusion, l’avancement en âge rime parfois avec sagesse, grande nouvelle connue depuis la nuit des temps à laquelle le jeunisme ambiant n’a rien changé!