Capitaine perdu
de Jacques Terpant

critiqué par Vince92, le 1 mai 2017
(Zürich - 40 ans)


La note:  étoiles
Après la France...
La Guerre de Sept ans voit la défaite de la France face à l'Angleterre; pour l'Amérique colonisée depuis moins de trois cent ans, cela signifie désormais que l'Anglais va dominer les espaces immenses du continent.
Les Français s'étaient installé dans ces territoires peuplés de tribus de nomades, les premiers colons, loin de pratiquer la ségrégation que les Anglais avaient alors mis en place de façon systématique, se contentant de ravir les terres sur lesquelles les nations indiennes vivaient depuis des siècles: Les coureurs des bois, les trappeurs et les premiers défricheurs français avaient prospéré, fondant des familles avec les squaws du cru et étendant leur empire du Canada au Texas.
L'histoire se situe dans ce contexte historique... deux ans après le traité de paix, les Virginiens des colonies anglaises de la côte atlantique sèment la désolation dans les installations isolées des fermiers français, les petits contingents des compagnies franches de la Marine remettent un à un les forts qui quadrillent les anciennes possessions royales aux troupes régulières anglaises. Mais c'est sans compter sans les tribus qui rejettent la domination de la Couronne anglaise et reprennent le chemin de la guerre.

Un sujet original pour un livre porté par la passion de son auteur, Jacques Terpant, qui examine la relation intense qui a lié les anciens maîtres français avec leur sujets indigènes. Plus qu'une domination, Terpant explique combien cette relation était fructueuse et par certains côtés idyllique. On y envie d'y croire...
Il reste que la lecture de ce premier tome (l'histoire en compte deux) une impression d'inachevé malheureusement, les dessins des personnages qui peuplent les cases notamment ont une posture un tantinet figée... le scénario est parfois embrouillé et le lecteur a du mal à comprendre tous les enjeux du conflit et la relation entre les principaux personnages de l'histoire. Ces défauts sont cependant assez vite oubliés et le lecteur est bien immergé dans la progression dramatique des événements.

Une bonne bande dessinée, peut-être un peu gâchée par une réalisation peu soignée dans le dessin.