Horrorstör
de Grady Hendrix, Michael Rogalski (Dessin)

critiqué par Shan_Ze, le 14 décembre 2015
(Lyon - 36 ans)


La note:  étoiles
Un catalogue effroyable...
Quand on voit la couverture, on pense tout de suite à un magazine Ikea, avec les prix indicatifs, le canapé, les étagères, les cadres photo… (enfin, il vaut mieux ne pas regarder les photos de trop près !) Mais non, l'intérieur détrompe le lecteur même si on a quelques meubles présentés en début de chapitre. Je n'aime pas lire en entier le résumé éditeur et en commençant le roman, je pensais à une enquête dans un magasin de meubles, le tout avec beaucoup d'humour. Je n'avais pas vraiment analysé le titre, l'image de la couverture et celle de la quatrième page, il s'agit bien d'un roman d'horreur !
Ca ne m'a pas tout gênée, j'aime beaucoup les romans de ce genre, même si j'en lis moins souvent en ce moment. L'histoire commence tranquillement avec Amy, une jeune employée qui ne supporte pas Basil, le nouveau gérant du magasin Orsk d'Ohio et attend avec impatience sa mutation. D'autant plus qu'il la recrute avec une autre collègue pour rechercher l'origine des dégradations et remettre le magasin d'aplomb avant la visite du grand chef…
Arrivée à un certain point, impossible de poser le livre. Ou alors avec beaucoup de difficultés. J'ai aimé le style de l'auteur, mais parfois ça manque d'explications… Sur l'ancienne prison, ou les confrontations, par exemple, ça reste un peu flou. Mais la tension monte, les scènes sont de plus en plus horribles. Evidemment, ça se passe la nuit, ça n'aide pas. L'imitation d'un magasin d'une enseigne très connue de magasin suédois associée aux techniques de vente (burlesques) enseignées aux salariés, contraste assez avec l'épouvante que certaines scènes de terreur procurent. La qualité de certains meubles, l'unicité de tel outil, la façon de classer les clients… on sourit de la parodie mais on frissonne aussi beaucoup ! La fin reste assez ouverte, et même si rien de tel n'est annoncé, on se prend à imaginer une suite à Horrorstör.
Original, ou banal récit d'horreur... 5 étoiles

Je reste mitigé suite à la lecture de ce roman. Le cadre est une vraie trouvaille, tout comme l'est le "produit" fini, avec l'insertion de pages du catalogue du magasin en question...
Pour le reste, j'ai eu l'impression d'une succession de tout ce qu'il était possible de trouver dans le domaine de l'horreur, du spiritisme aux zombies... Sans finalement être convaincu par cette débauche d'effets, comme on dit pour un certain cinéma...

Cecezi - Bourg-en-Bresse - 39 ans - 5 mai 2016


Horrorstör 8 étoiles

Le design de ce livre a tout de suite attiré mon attention : il ressemble à tout point de vue au catalogue IKEA. L’introduction du livre spécifie cependant qu’il n’y a aucune référence à cette enseigne bien connue de tous (les références m’ont pourtant semblé multiples :D ). Un détail de la couverture annonce tout de même le style du récit : les cadres sont à observer de près ! L’intérieur du livre est tout autant soigné que l’extérieur : il y a dans le livre des représentations des meubles avec leurs descriptions et les détails pour l’achat, un bon de commande, un prospectus sur la philosophie ORSK, etc. La police d’écriture est plutôt grande, ce qui fait que les pages se tournent assez vite !

On entre dans le grand magasin par la porte de service puisqu’on suit la progression d’Amy, une employée blasée qui en a marre de son patron et qui voudrait être mutée dans un autre magasin. Il se passe depuis quelques temps des choses bizarres la nuit chez ORSK et le patron offre à Amy une chance qu’elle ne peut refuser : si elle accepte de passer la nuit dans le magasin avec lui et une autre collègue pour trouver qui saccage le magasin, il appuiera son dossier de mutation.

Le cadre du récit est déjà flippant en général : on se retrouve seul dans un magasin, labyrinthe géant de meubles et d’éléments de maison, durant la nuit. L’ambiance est stressante. Les employés savent qu’il y a un intrus à trouver et qu’ils ne sont que trois pour couvrir toute l’étendue du gigantesque bâtiment. C’était sans compter deux de leurs collègues, fans de surnaturel, qui ont décidé de faire une séance de spiritisme dans le rayon salle à manger. Ils vont réveiller des forces qu’ils ne contrôlent pas et vont devoir survivre à la nuit dans le magasin… Je ne veux pas vous en dire trop mais j’ai trouvé la suite de l’histoire originale, avec des retournements de situation étonnants, des révélations surprenantes sur le passé de l’emplacement du bâtiment et des éléments du décor qui deviennent de véritables objets de torture !

Le point négatif de l’histoire pour moi, ce sont les personnages. Ils sont clichés, ancrés dans des personnalités et des comportements qui n’évoluent pas vraiment. Ça en devient même frustrant pour le lecteur ! Amy, le personnage principale, est exaspérante et ennuyante. Toujours de mauvaise humeur et antipathique, on a vraiment du mal à s’attacher à elle. Même les personnages qui sont sensés être sympathiques paraissent énervants tellement ils sont figés dans une attitude.

Je regrette également certaines lourdeurs dans la traduction proposée : j’ai l’impression de reconnaître la structure anglaise dans la phrase, même si celle-ci reste dans un bon français.

Je recommande ce livre dont j’ai trouvé l’histoire « amusante » (pour une fan d’horreur :p ) et originale. Cet ouvrage mérite d’être dans votre bibliothèque pour son design extrêmement bien travaillé ! Attention tout de même,ce livre est destiné à un public averti.

FungiLumini - - 29 ans - 19 mars 2016