La dernière femme de Lídia Jorge

La dernière femme de Lídia Jorge
(A ultima dona)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Tistou, le 8 décembre 2015 (Inscrit le 10 mai 2004, 61 ans)
La note : 6 étoiles
Visites : 441 

Difficile de faire plus compliqué …

Oh ! Pas plus compliqué pour le fil de l’histoire, ce qui sous-tend le propos, non, compliqué pour la forme employée. Et à dire vrai, ayant attaqué un second ouvrage de Lidia Jorge ; pour l’écriture de Lidia Jorge. Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler du « easy-reading » ou du « page-turner ». Non, non, non. On ne tourne pas les pages à toute vitesse, je vous le garantis. Il faut encaisser, digérer ce qu’on a lu avant de passer au paragraphe suivant, alors pour la page suivante … !
Notre affaire ici concerne un ingénieur, dans le domaine du Traitement de l’eau, l’ingénieur Geraldes, du genre rangé, « propre sur lui », qui jette sa gourme sur le soir de sa vie, lui qu’on imagine plutôt lisant son journal au salon pendant que madame prépare à manger. Il emmène effectivement une jeune femme, Anita Starlette ( !!), qui lui a fait tourner la tête, dans une maison étrange, « la Maison du Bouquin » (bouquin pour lièvre, pas pour livre !) pour un séjour de cinq jours, une maison où l’anonymat est garanti, où vos déplacements s’effectuent hors de la vision des autres « pensionnaires » et du personnel, où les repas sont servis via un passe-plat sans contact direct …, bref une maison étrange.
Voilà Anita et Geraldes dans le lieu et l’intérêt du roman réside dans l’habileté de Lidia Jorge à faire ressentir au lecteur l’état d’indécision, de non-contrôle de la situation de Geraldes, homme plutôt du genre à fonctionner d’après des plans mûrement établis et échafaudés. Là, il est « hors – sol », notre Geraldes. Et c’est pathétique.
Oui, c’est pathétique mais moi, ce n’est pas avec l’absence de plan de Geraldes que j’ai eu du mal, c’est avec le style de Lidia Jorge, trop ... ? Trop tout. Compliqué, ampoulé, affété. Oui c’est cela, trop affété. On sent pourtant une grande maîtrise de la professeur de littérature portugaise mais … non, décidément c’est dur à lire. Pour moi. Je ne préjuge pas d’autres qui attendraient autre chose de leur lecture. Pour moi, ce fut compliqué, long et douloureux. Et le second ouvrage entamé est de la même veine. C’est donc moi qui ai un problème avec l’écriture de la dame Jorge.
Dans l’inspiration, trouble et dérangeante, j’ai pensé à Kawabata et ses « Belles endormies ». Une filiation …

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