Le village de Dan Smith

Le village de Dan Smith
(The child thief)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Pytheas, le 24 novembre 2015 (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 51 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (31 176ème position).
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the man who felt on earth

Dans les années 30 en Ukraine, Luka, un Russe marié et vivant ici à Vyriv, vétéran de l’armée rouge, chasse avec ses 2 fils Viktor et Petro dans la plaine Ukrainienne, lorsqu’à l’horizon se détache une silhouette, d’abord un point puis en approchant, ce point devient un homme qui avance luttant contre le froid, le vent et la neige, peut-être un tchèquiste annonçant l’arrivée prochaine de l’armée, Peut-être un pauvre hère fuyant les militaires Russes venus confisquer ses terres. L’homme est épuisé et tombe, inconscient dans les bras de Luka. Ce dernier l’emmène avec lui, malgré les risques qu’il fait courir à la communauté, jusqu’à son village. Chemin faisant il découvre sous la bâche que recouvre le traîneau tiré par l’homme, les corps de 2 enfants atrocement mutilés. Qui sont-ils? Qui est cet homme ? Comment en est- on arrivé là ? Luka va essayer de comprendre. Mais Dimitri le beau-frère de Luka et le village entier, par ces temps de terreur, ne sont pas prêts au questionnement , les gens ont besoin de certitudes et la plus évidente est que cet homme a tué ces 2 enfants Luka a fait entrer un monstre dans le village. Sans autre forme de procès et sans attendre que l’homme n’ait pu se défendre de quoi que ce soit, il est pendu à la branche du vieil arbre qui trône au centre du village. Son corps est encore chaud lorsque l’on s’aperçoit que la fille de Dimitri a disparu, que ses pas se mélangent à d’autres dans la neige.
Une course poursuite où chasseur et chassé échangent leur rôle s'engage alors, une course dans le froid et le vent Ukrainien, Une Ukraine piétinée par l’armée rouge, Une Ukraine où seule la survie a un sens.

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Un très bon survival dans l’immensité de la steppe ukrainienne

8 étoiles

Critique de Monde imaginaire (Bourg La Reine, Inscrite le 6 octobre 2011, 43 ans) - 29 septembre 2016

Dès les premières pages, j’ai moi aussi été plongée dans ce survival intense, perdue dans l’immensité de la steppe ukrainienne. On est très loin des thrillers classiques, Dan Smith a pris un soin tout particulier à créer une ambiance de malade, avec un contexte politique très fort.

Tout comme son héros Luka, on est constamment sur le qui-vive, dans ce paysage couvert de neige où se cacher relève toujours de l’exploit.

J’ai adoré le personnage de Luka, j’ai aimé sa droiture, son courage. C’est quelqu’un qui tente de rester fidèle à lui-même, quoiqu’il puisse arriver. Cependant malgré son courage, sa traque est souvent remplie de doutes. Ça faisait longtemps que je ne m’étais autant attachée à un personnage masculin. La dernière fois, c’était dans le magnifique livre « Une vie entre 2 océans ».

Une réflexion intense sur le bien et le mal, comment rester humain lorsque toute once d’humanité a déserté votre vie. J’ai aussi particulièrement aimé cette fin ouverte, qui laisse au lecteur une infinité de possibles.

Même les hommes méchants peuvent faire le bien.

5 étoiles

Critique de Homo.Libris (Paris, Inscrit le 17 avril 2011, 50 ans) - 31 janvier 2016

Pour l'histoire, rien à ajouter au résumé de Pythéas qui est excellent.
Pour la forme, la couverture ressemble vaguement à celle de "Enfant 44" de Tom Smith, mais l'écriture de Dan Smith n'a pas le caractère de celle de son homonyme. Même si le style est agréable (malgré une traduction approximative d'Hubert Tézenas*), même si les personnages sont charpentés, l'auteur peine à créer une ambiance. Les descriptions sont un peu mornes, à l'image des plaines d'Ukraine, et le récit, notamment lors de la traque, se perd souvent dans des longueurs plates, sans tension ni atmosphère. L'approche de la cabane au chapitre 19 en est un bon exemple… Peut-être est-ce dû à la traduction ? Quoi qu'il en soit, plus de densité aurait été bienvenue pour un roman qui avait tout pour lui…
Point positif, l'auteur semble bien documenté sur les événements qui ont marqué l'Ukraine dans le début des années 1920. Il est rare que le nom de Makhno apparaisse dans un roman ; il serait dommage que ce révolutionnaire épris de justice, de liberté, et d'égalité, sombre dans l'oubli.

* Quand le traducteur écrit : "Bonjour, comment ça va ?, fit-il"… Quel verbe traduit-il par "faire" : to do ou to make ?!

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