Haïm, à la lumière d'un violon
de Gérald Garutti

critiqué par Nathafi, le 17 novembre 2015
(SAINT-SOUPLET - 50 ans)


La note:  étoiles
Manque un soupçon d'émotion
Gérald Garutti, auteur et metteur en scène, présente dans cette pièce, qui est plutôt une comédie musicale sur scène, la vie de Haïm Lipsky, violoniste, juif polonais né en 1922, sauvé d'Auschwitz.

On le découvre enfant, petit prodige, au grand dam de ses parents qui voient cet engouement pour la musique d'un mauvais oeil. Puis l'enfant grandit, mais ne délaisse pas pour autant le violon, son instrument de prédilection. Et quand vient la guerre...

L'auteur, dans la postface de cet ouvrage, explique au lecteur qu'il a voulu éviter le pathos pour ne pas abîmer le récit... Pourtant, il en manque à mon sens, il m'a manqué un peu d'émotion supplémentaire au cours de ma lecture, ici les faits sont relatés de façon très détachée.

Peut-être que les comédiens amenés à interpréter cette pièce sont à même d'apporter leur touche personnelle et de rendre le texte plus touchant...


"Les Aryens méprisent les Slaves. Les Allemands haïssent les Polonais. Les Polonais haïssent les Russes, qui haïssent les Allemands. Les Allemands vomissent toute l'Europe, et l'Europe s'embrase. Mais au final, tous ces peuples qui se haïssent tombent d'accord pour mettre les juifs à mort."