Quelqu'un pour qui trembler
de Gilles Legardinier

critiqué par Cristina21, le 8 novembre 2015
( - 45 ans)


La note:  étoiles
Charmante comédie pleine d'humour
Présentation de l'éditeur
Pour soigner ceux que l'on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu'il apprend que la femme qu'il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent. Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n'importe quel inconnu. Est-il possible d'être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l'aide de ceux que le destin placera sur sa route. Voici la réjouissante histoire de ce que nous sommes capables de réussir ou de rater au nom de la seule chose qui compte dans nos vies. Grâce à ses best-sellers, Gilles Legardinier a fait rire et ému des millions de lecteurs à travers le monde. Son humour et une humanité sincère, alliés à un goût unique pour les histoires décalées, trouvent un écho de plus en plus grand. Une fois de plus, à travers des personnages bouleversants et des situations hilarantes dont il a le secret, cet auteur atypique parvient à nous surprendre pour mieux nous entraîner ailleurs, au plus profond de nous...



Encore une jolie histoire, légère et tout en douceur, pour ce roman dont le style est plus proche de "Complètement cramé" que de "Ça peut pas rater". Découvrant qu’il a une fille de 20 ans dont il ignorait l’existence, Thomas, médecin humanitaire, quitte l’Inde où il est en poste depuis plusieurs années pour revenir s’installer en France. Pour se rapprocher d’elle, il accepte un poste de directeur de maison de retraite dans la ville où vit sa fille. L’arrivée de Thomas va chambouler les habitudes des pensionnaires et de leur infirmière et apportera de bons changements pour tous mais aussi pour lui…
Les dialogues sont plein d’humour et tous les personnages (même les animaux) sont très attachants. J’ai adoré les pensionnaires de la maison de retraite. Le rythme est donné par les chapitres courts et quelques rebondissements qui nous feront pleurer de rire ou de tristesse... Et même si dès le départ, on sait que tout se terminera bien, et ce pour chaque protagoniste, on se laisse prendre par cette gentille histoire parce qu’elle est bien menée et que certaines situations sont réellement comiques. Il faut dire que Thomas a le chic pour inventer des plans "foireux" qui finalement tiendront la route grâce à l’aide de sa joyeuse bande qui ne demande que ça.
Bons sentiments, entraide, amitié, amour, humour et optimisme sont les étendards de cette charmante histoire. J’ai aimé ce roman. Et même si, en lisant les toutes dernières pages, j’ai été un chouia déçue par la façon dont Thomas décide de faire partie de la vie de sa fille (je n’en dirais pas plus pour ne rien dévoiler), je le recommande pour passer un agréable moment de lecture.
Jamais sans ma fille 5 étoiles

Voilà une comédie positive qui promeut dans un bel enthousiasme l’échange intergénérationnel et la vie en communauté: ici personnes âgées, enfant, jeune adulte, émigré, chien et chat, se croisent avec beaucoup de bonheur et s’enrichissent mutuellement de leur culture et de leur savoir-être ! L’humour est au rendez-vous, ne serait-ce qu’à travers les "plans foireux" inventés par Thomas, le protagoniste principal, pour tenter d’approcher sa fille sans en avoir l’air...C'est incontestable, comme certains l'ont déjà fait remarquer, il y a un petit air de Barbara Constantine et de son Et puis Paulette... à travers les bienfaits du vivre ensemble !

Mais il m’a semblé personnellement que la sauce prenait un peu moins bien que chez Barbara Constantine. Peut-être parce que chez l’auteure de Et puis Paulette... le traitement de l’histoire restait finalement dans le registre du conte, dans un texte relativement court. Gilles Legardinier quant à lui délaie son récit sur cinq cents pages en format poche : les poncifs (l’infirmière et le médecin qui tombent inexorablement amoureux...) ainsi que le mélange entre un certain réalisme (la description de l'usine désaffectée, la description du village en Inde) et les invraisemblances (psychologiques notamment, en particulier celles relatives au caractère de Thomas, ou bien encore la fameuse maison de retraite avec seulement six résidents !), sans parler de l’écriture, fluide certes mais sans relief particulier, finissent par lasser, donnant globalement le sentiment d'une histoire bancale et un peu mièvre.

C’est d’autant plus dommage que le fil rouge du roman est très juste, plein d’humanité. Il parle du fondement qui donne un sens à nos vies : avoir quelqu’un pour qui trembler, des enfants, des amis, des parents, se battre pour ceux qu’on aime nous permet paradoxalement d’être plus fort et d'affronter avec plus de courage la rigueur de nos existences.

Fanou03 - * - 44 ans - 30 novembre 2017


"Les plans foireux" 6 étoiles

Thomas Segall est médecin humanitaire depuis 20 ans. Inquiet pour la santé d'un enfant lors de sa dernière mission, il n'est pas rentré avec son équipe. Au fil des jours, il s'est attaché aux villageois d'Ambar, dans la vallée du Cachemire ; et plus particulièrement à Kishan, ami devenu cher, son frère de cœur.
Puis un jour, il apprend qu'il a une fille de 20 ans, Emma. Il avait quitté sa compagne pour réaliser son rêve d'humanitaire sans savoir qu'elle était enceinte. Grâce aux conseils appuyés et aux démarches de Kishan, il va se rendre en France pour découvrir cette jeune femme.
Avec des interrogations angoissantes ; savoir si sa fille connaît son existence, si elle lui en veut, si il a manqué un courrier de sa part...
"J'ai pris conscience que nous sommes nombreux à trembler pour quelqu'un.
C'est un poids, une pression, une responsabilité, une terreur de tous les instants. C'est aussi un honneur, une chance, un bonheur, un formidable moteur. Depuis que j'ai compris cela, je ne prie plus. J'espère."

Il obtient un poste de directeur dans une originale maison de retraite "pilote", installée dans une ancienne crèche, qui héberge quelques pensionnaires originaux sous la surveillance et la bienveillance de Pauline Choplin, jeune infirmière, maman d'un petit Théo.
Pour voir sans être vu de sa fille, Thomas multipliera les "plans foireux", aidé pour cela des résidents ravis et de la belle et drôle Pauline.

On retrouve les ingrédients des romans de M. Legardinier. Gentillesse, amitié, amour, attention, bons sentiments ; malgré tout, j'ai trouvé le personnage principal assez fade, trop sucré, trop mièvre. C'est prévisible, gentil et cela fait toujours une pause agréable même si je reste moins enthousiaste avec ce titre dans lequel j'ai retrouvé un peu de Barbara Constantine, avec la présence des "vieux" ; sans oublier les indispensables chats et un chien héroïque !

Marvic - Normandie - 61 ans - 30 octobre 2017


fantasia chez les ploucs (bis) 10 étoiles

Un Legardinier pas piqué des vers, qui fait du bien au mental par ces temps de désespéritude (le mot est de moi, pas de Ségolène, pour une fois). L'histoire, assez abracadabrante, ne se raconte pas, seuls les mots de l'auteur parvenant à la rendre crédible. Il y a de l'amour, il y a de l'action, un peu de tristesse aussi parfois, mais pas trop. La peur de vieillir, connais pas, dixit Legardinier. La peur de ne pas être aimé, d'être même rejeté, est au cœur du roman, par contre, et l'auteur met en plein dans le mille. Rassurez-vous, tout finit par s'arranger. Je voterais bien pour lui à la prochaine présidentielle, s'il était candidat. Chiche…

Jfp - La Selle en Hermoy (Loiret) - 71 ans - 22 octobre 2016


Éloge du dévouement 4 étoiles

Ce roman est celui de l'oubli de soi et de sa vie au travers celle d'autrui. Écrit de manière alerte, il se veut parfois drôle. Il est rempli de bons sentiments qui sont exprimés au travers d'un homme, médecin humanitaire qui se cherche une raison de vivre en soignant les autres. Une nouvelle surprenante va réveiller sa culpabilité. Il va chercher à se racheter en utilisant des moyens détournés.

Les invraisemblances fourmillent avec notamment cette maison de retraite de 6 personnes dotée d'une infirmière et d'un directeur à temps plein !

Un livre léger que j'oublierai vite.

IF-1215-4403

Isad - Occitanie - 59 ans - 31 décembre 2015