Les Tuniques Bleues - tome 59 - Les quatre évangélistes
de Raoul Cauvin (Scénario), Willy Lambil (Dessin)

critiqué par Vince92, le 21 novembre 2015
(Zürich - 41 ans)


La note:  étoiles
Une autre histoire des Tuniques bleues...
La religion n'avait encore pas été traitée par Cauvin (A part dans le très bon album El Padre, il y a cela... pfouiii au moins 25 ans)... (vérification faite c'était il y a 35 ans)

Un prétexte pour remettre en selle Cornelius Chesterfield et Blutch... ceux-ci sont chargés d'une mission spéciale, détruire une batterie de canons qui interdit un défilé à l'armée du Nord. Il s'avère que le commandant de cette batterie n'est autre que Pendleton, ce pasteur anglican qui s'est défroqué pour servir les Confédérés. C'est ainsi que l'état major nordiste décide de grimer Cornelius en pasteur afin d'approcher Pendleton, très méfiant, et détruire la batterie.

Les situations historiques sont souvent des prétextes assez intéressants aux développements des scénarii d'albums des Tuniques Bleues... je me souviens avec nostalgie du David, ou de Bull Run. Ici, la situation de ce prêtre passé aux services des armées (fait parfaitement historique semble-t-il) aurait sans doute donné lieu à des situations assez amusantes... on imagine les quiproquos et les gags qui auraient pu germer. Hélas, au lieu de cela, Cauvin nous donne un histoire vraiment très banale, avec un Cancrelat recyclé et Blutch, dans son rôle de crétin, bien que très convaincant, est lassant. Il n'y a pas de consistance et l'album est vite lu, 30 mins à peine.

Une impression de gros gâchis, avec un scénario bâclé (la faute sans doute à l'éditeur qui veut son "tuniques bleues" tous les ans). On attend le n° 60 avec impatience mais aussi avec angoisse...