Nécropolis de Herbert H. Lieberman

Nécropolis de Herbert H. Lieberman
( City of the dead)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Aaro-Benjamin G., le 12 février 2004 (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 50 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 14 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (10 706ème position).
Visites : 4 587  (depuis Novembre 2007)

Grand prix de littérature policière 1978

Un classique noir. Le New York des bas fonds, sale et impitoyable. Les enquêtes d'un médecin légiste en chef comme il en existe quelque part. L'auteur a d'ailleurs passé une année dans la morgue de la "cité des morts" pour nous livrer ce portrait réaliste des premières lignes.

Le docteur Konig est un homme âgé, bourru, entêté mais toujours efficace. Il jongle avec ses problèmes familiaux et les scandales qui frappent l’institut médico-légal tout en tirant les ficelles de trois enquêtes.

Dans ce premier roman, Lieberman réussit à nous transporter au milieu de l'action, parmi les cadavres, les pistes et tous les salauds qui rôdent.
Il tisse un polar de premier ordre, moins conventionnel que les autres avec son angle morbide. Un incontournable pour les amateurs de policiers.

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Une plongée au fond du noir

8 étoiles

Critique de Aliénor (, Inscrite le 14 avril 2005, 52 ans) - 30 octobre 2013

Écrit dans les années 70, Nécropolis nous offre une plongée au cœur d’un New York noir et désespéré. En toile de fond, l’institut médico-légal dont Paul Konig est le directeur. Approchant du terme d’une longue carrière, cet homme est unanimement reconnu dans la profession, et certains membres de son équipe, aux dents très longues, rêvent de lui succéder. Mais aucun n’a autant de talent que lui pour examiner les cadavres qu’il voit défiler chaque jour. Des corps d’hommes, de femmes et d’enfants, souvent décédés de mort violente, dans une ville excessive et meurtrière.

Herbert Lieberman ne nous épargne rien des détails des autopsies pratiquées par Paul Konig. Mais il le fait de manière froide et clinique, à l’image des rapports rédigés par ce directeur qui a tout sacrifié à sa vie professionnelle. Après avoir perdu sa femme, morte d’un cancer, c’est sa fille Lolly qui l’a quitté. Elle lui reproche en effet de ne pas savoir guérir, et de n’avoir rien fait pour tenter de sauver sa mère.

Seul et fatigué, obsédé par le désir de retrouver rapidement Lolly, il continue malgré tout d’exercer ce métier qui est toute sa vie et qui le tient debout. Lorsque des cadavres sont retrouvés démembrés et mutilés pour empêcher toute identification, il s’attelle au travail de fourmi nécessaire pour reconstituer les corps et leur donner un nom. Tout en ayant l’esprit constamment occupé par les souvenirs de tous les moments passés avec sa fille, qu’il n’a pas su apprécier à leur juste valeur.

Mais le fil fragile sur lequel Paul Konig se tient en équilibre menace à tout moment de se rompre, d’autant qu’un appel téléphonique vient lui confirmer ses pires craintes. Lolly a des ennuis, et une course contre la montre s’engage pour essayer de la retrouver avant que ce qu’il redoute tant ne se produise.
Ce roman policier, très noir et très réussi, n’est jamais glauque malgré son sujet. Très original puisque le héros n’est pas un flic mais un médecin légiste, il l’est aussi quant à la manière dont est traité ce héros. En effet, partant avec un gros capital de sympathie tenant à son talent et à sa renommée, ce capital s’amenuise au fur et à mesure que le lecteur découvre la vraie nature de Paul Konig et ses rapports avec sa fille. On découvre un homme sous toutes ses dimensions, fait de forces et de faiblesses, qui est au final un personnage très intéressant et attachant.
Nécropolis est qualifié de chef d’œuvre de la littérature policière américaine, et cette réputation n’est vraiment pas usurpée.

Et l'ADN là-dedans ?

5 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 72 ans) - 23 juin 2013

Herbert Lieberman est un écrivain prolifique, auteur de dizaines de romans intéressants. J’en ai lu plusieurs et je retiens notamment « Le train vert » ou « Le vagabond … ». Mais je n’avais jamais abordé ce qui est considéré comme une de ses pièces maîtresses récompensée par un ‘Grand Prix de la littérature policière » en 1976 année de la parution de « Necropolis ».
Eh bien, j’ai été déçu par ce roman policier ! Avec toutes les qualités d’écriture, de suspense et de savoir-faire de son auteur, j’ai trouvé qu’il avait beaucoup vieilli. Au XXIe siècle, les méthodes utilisées par l’imposant Docteur Konig sont malheureusement (pour l’intérêt du roman) en grande partie dépassées. L’ADN et tous les progrès réalisés par la Science et la police scientifique sont devenus tellement « connus » que la lecture des lignes en rapport avec cette discipline tombent souvent à plat ! De plus, en ce qui me concerne -et en dehors de la restriction déjà indiquée imputable à l’époque où j’ai lu le roman- la description minutieuse des dissections et autopsies, les recherches et les soubresauts de l’enquête dans les différents milieux du New-York des années 70, la personnalité extra-ordinaire du légiste sont parfois lassants !
Donc, finalement, même si « Necropolis » reste un bon roman, il ne m’a pas souvent passionné et je n’ai pas marché à tous ses rebondissements.

Moyen

5 étoiles

Critique de Albator76 (, Inscrit le 4 août 2012, 43 ans) - 15 novembre 2012

J'ai moyennement aimé ce livre.
Même si on s'aperçoit que l'auteur s'est bien imprégné du milieu mortuaire à travers les descriptions très précises des autopsies, il n'en demeure pas moins que ça m'a paru long à lire.
J'étais bien content d'arriver à la fin du bouquin.
L'intrigue partait pourtant bien mais l'entremêlement des histoires entre elles ne m'a pas du tout convaincu.

Enthousiasmant

9 étoiles

Critique de Antihuman (Paris, Inscrit le 5 octobre 2011, 36 ans) - 22 octobre 2012

Pour ses tableaux de foule enfiévrée, pressée, au pas saccadé. Pour son écriture subtile, un peu aride mais en même temps très détaillée. Pour son enquête au coeur de l'action. Pour son humeur de vivre selon l'instant. Pour ses profils hauts-en-couleurs. Pour ses énumérations diverses d'éléments étranges, ou bien d'occupations excentriques. Pour ces monstruosités qui font pourtant le lot du quotidien de certains.

Tout cela, c'est ce qui fait Herbert H. Lieberman et ça n'est peut-être pas le MEILLEUR polar jamais vu toutefois il est sûr que le scalpel de l'auteur nous place là ou ça se passe...

Une découverte !

10 étoiles

Critique de DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 63 ans) - 31 octobre 2011

Nécropolis est le livre qui m'a fait découvrir que le polar n'était pas, contrairement à l'idée reçue que j'en avais, de la sous littérature !
Cet ouvrage, des plus noirs, décortique de façon presque clinique la psychologie des personnages, à la fois attachants et repoussants !
Il est dur, violent et sans concession aucune !
C'est une œuvre puissante, d'une intensité dramatique rare.
J'ai dévoré tous les Lieberman et cet auteur atteint pour moi, un sommet de qualité d'écriture et de mises en situation tragiquement cruelles.
A recommander +++++

Impression mitigée

5 étoiles

Critique de Alaouet (, Inscrit le 19 octobre 2007, 56 ans) - 17 septembre 2008

Une lecture assez prenante, ce qui est en général le propre des bons polars, mais parfois aussi assez pesante, voir même oppressante.
L'idée de faire d'un médecin légiste le personnage central de ce roman m'a semblé très intéressante, d'autant que les traits de caractère et l'étude psychologique du personnage sont suffisamment poussés pour que l'on s'y intéresse et que l'on s'y attache.

Par contre j'ai eu un peu de mal avec les descriptions purement techniques des séances d'autopsie. Outre le fait qu'elles sont peu ragoutantes, elles m'ont surtout semblé interminables à tel point qu'au bout d'un moment, j'avoue avoir préféré les parcourir en diagonale.
Quant aux dénouements des affaires dans lesquelles se trouve professionnellement ou personnellement impliqué le Docteur Konig, ils m'ont semblé trop prévisibles et un peu "précipités".

A l'arrivée donc, un sentiment mitigé par rapport à ce livre dont j'ai apprécié les personnages, les ambiances et le rythme (hormis quelques longueurs) mais dont l'intrigue m'a semblé un peu moins réussie.

Ok pour le classique mais pas incontournable

6 étoiles

Critique de C.line (sevres, Inscrite le 21 février 2006, 42 ans) - 22 février 2008

J'étais impatiente de lire le roman de Lieberman. Mais après lecture, je suis mitigée dans mon jugement.
Je comprend pourquoi Necropolis est un classique : on y retrouve tous les codes et les clichés qu'on attend dans un bon roman policier noir /polar mais... il manque le truc!
Ca manque cruellement d'originalité.
A la décharge de l'auteur, le roman date des années 70 : peut-être sommes nous, lecteurs de 2008, plus exigeants. Je ne sais pas.
Toujours est il que j'ai trouvé les histoires dans lesquelles le docteur Konig est impliqué fades et faciles.
Même l'histoire de l'enlèvement de sa fille sent l'histoire courue d'avance. Limite déçue au dénouement : on espère un peu de rebondissement mais non. Rien.

Dommage car les idées de départ sont excellentes : peut-être que, plutôt que de multiplier les enquêtes, l'auteur aurait du se concentrer sur une à la fois en gardant l'enlèvement de sa fille en toile de fond.

Donc Nécropolis est incontestablement un classique du genre mais qui sent un peu la naphtaline aujourd'hui : ça a vieilli !

Noir c'est noir

7 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 49 ans) - 13 octobre 2006

La chambre des horreurs.
Roman noir, très noir que ce nécropolis.
Une ville, New York.
Un cadre, l'institut médico- légal et son chef Paul Konig.
Une enquête policière qui mêle les talents de la police et de l'institut.
Un style sombre, où sont décrits les autopsies, les mesures anthropométriques, les analyses de tissus, les longues séances à repairer les membres disjoints et les têtes coupées.
L'ajustement des articulations qui doit coïncider avec exactitude, cela pour la partie médicale.
Au niveau de l'enquête, peu de suspense, ce n'est pas le sujet du livre. Il s'agit d'une tranche de vie d'un service médical et de police.
Le professeur est torturé tout le long du livre par une sciatique aiguë, cela pour la torture physique. Et puis il y a la mal de l'âme, une femme disparue à la suite d'un cancer, une fille enlevée par une bande de dissidents, et qui bien évidemment demande une rançon.
Le professeur prend à sa charge une partie de l'enquête qui aboutira fatalement, la fin s’inscrit dans la continuité du livre. Même si on espérait un miracle salvateur. C'est dire la désillusion.
Rien ne tourne rond dans cet ouvrage, les êtres sont torturés, aussi bien les vivants que les morts. La vie s'acharne comme une chape trop lourde sur les épaules des protagonistes.
L'ambiance est pesante, aucune réjouissance à attendre. le plus petit espoir est balayé par un destin inexorablement cruel. Même l'officier de l'armée du salut, ceint de son uniforme de bon samaritain, est affligeant de cruauté. Encore une fois l'habit ne fait pas le moine.
Un roman très noir à déconseiller aux âmes sensibles au pessimisme.
La ville est hostile, on sent un climat néfaste, les ruelles aux remugles du fleuve qui charrie ses cadavres, les salles d'autopsie sont glauques et à l'architecture administrative, la vie des hommes sans réjouissance.
Un style en noir et blanc, les pages sont lourdes à tourner tant l'auteur nous imprègne de l'ambiance morbide. Rien de bien spectaculaire comme dans certains polars modernes où la surenchère est de mise. Un autopsie littéraire de drames en série.
Attention le livre a été écrit il y a trente ans, certains modes d'enquête sembles désuets. Certainement un classique du genre. A ne pas lire pour un suspense haletant, mais pour une ambiance.
A éviter de lire tout seul un dimanche pluvieux d'automne, après avoir regardé les nouvelles de notre monde à la télé, c'est un coup à désespérer du genre humain.
Au final un bouquin incontournable un peu fastidieux.

SOMBRE, TRES SOMBRE.

4 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 47 ans) - 26 décembre 2005

Paul Konig, chef de l'institut médico-légal de New York, est un médecin reconnu de tous. Ses compétences lui valent d'être une référence mondiale dans son domaine. Cependant, son caractère bien trempé, limite caractériel, entraîne certaines incompatibilités, voire de franches animosités à son égard.
Plusieurs enquêtes surchargent son emploi du temps au demeurant fort bien rempli. Tout d'abord, il recherche sa fille, avec laquelle il a quelques soucis relationnels, et qui malheureusement se trouve en très mauvaise compagnie. Puis, il doit identifier des cadavres découpés en morceaux (Mille excuses pour les détails), et enfin défendre son service qui est confronté à une exhumation prouvant la faute d'un des légistes de son équipe. Bref, pas le temps de s'ennuyer pour cet homme là.

Je suis en accord avec Cuné quand il nous dit que cette lecture ne fût pas agréable. Je suis content à l'idée de passer à autre chose.
Ce roman de Lieberman est vraiment très sombre et pessimiste au possible. Son héros caractériel m'est totalement antipathique. Pour l'intrigue, certains passages sont réussis si du moins on apprécie les détails d'autopsie, mais dans l'ensemble c'est quand même un peu long.

Une lecture qui atteint....

6 étoiles

Critique de Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 52 ans) - 12 août 2004

Voici un roman noir, très noir !

Paul Konig est le chef de la médecine légale à New York. C'est un praticien de génie, formé par le meilleur professeur, dont la compétence est sans égale. Il perd pied entre les horreurs auxqelles il est confronté, les luttes intestines dans son service, la paperasserie administrative et surtout, la disparition de sa fille...

Trop sombre pour moi ! La précision clinique de l'ensemble des thèmes soulevés dans ce livre est un excellent moyen de passer les 3 jours suivant cette lecture cachée sous la couette à ruminer sur les ténèbres de l'âme humaine...

C'est un livre sur le désespoir qui mène à la folie; La scène où il se prépare à témoigner au tribunal en tournoyant sur lui-même m'a fortement impressionnée, dans le mauvais sens du terme.

ça n'a pas été une lecture agréable, Lieberman et moi, ce n'est pas l'osmose....

Polar...

6 étoiles

Critique de Benoit (Rouen, Inscrit le 10 mai 2004, 39 ans) - 25 mai 2004

Après un début un peu poussif, on est happé par l'histoire ou plutôt par les deux histoires : celle du meurtre qui nous permet de pénétrer dans le monde de la médecine légale et celle de l’enlèvement de la fille du héros qui nous permet de de couvrir le passé et les fêlures du héros.
Autant la première histoire est passionnante, autant j'ai eu plus de mal à rentrer dans la seconde qui me paraissait un peu tombée comme un cheveu sur la soupe. Puis, au fur et à mesure qu'on pénètre dans la vie du héros, cette histoire devient tout aussi intéressante.
Et a la fin, ce qui nous reste, c'est surtout ce personnage désabusé, extrêmement attachant.

Quel boulot !

9 étoiles

Critique de Elvire (Wavre, Inscrite le 19 novembre 2001, 76 ans) - 15 février 2004

Comme Jules, j'ai lu ce livre il y a longtemps - plus de trente ans - je suis incapable de raconter la moindre chose mais ce livre m'a laissé un souvenir inoubliable pour le suspense, les horreurs de la médecine légiste et la fin terrible. Vraiment excellent.

Très bon dans le genre

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 75 ans) - 13 février 2004

Un livre que j'ai lu à l'époque (il y a donc bien longtemps !) et dont j'ai gardé le souvenir d'un suspense terrible !
Je l'avais littéralement dévoré, aussi, je me suis rué sur le second livre qu'il a écrit et, de mémoire, il était aussi bon.

Je ne peux malheureusement plus en donner le titre, vu que ce ne sont pas le genre de livres que je garde dans ma bibliothèque et qu'ils ont dû faire partie d'un paquet de bouquins que j'ai vendu à un bouquiniste. Le manque de place...

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