Le dernier message de Sandrine Madison de Thomas H. Cook

Le dernier message de Sandrine Madison de Thomas H. Cook
(Sandrine's case)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Tanneguy, le 22 août 2015 (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 77 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (9 396ème position).
Visites : 1 066 

Drame familial au tribunal

Sam Madison est un professeur titulaire dans une petite université du Sud des Etats Unis, son épouse Sandrine également et leur fille unique a fait de brillantes études mais n'a trouvé qu'un emploi médiocre à Atlanta. Tout bascule lorsque Sandrine est découverte sans vie à son domicile ; que s'est-il passé ? En tout cas Sam est accusé de meurtre et son procès commence, c'est le début de ce récit, le narrateur étant Sam lui-même.

Nous apprendrons progressivement, au rythme de ce procès, à mieux connaître cette famille brisée et découvrirons des personnages typiques de cette partie des Etats Unis : juge, avocat, procureur, coroner, etc...

Le déroulement du récit est agréable à suivre, le style est correct et le "suspense" est maintenu jusqu'à la fin. Un bon moment de lecture !

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Les éditions

  • Le dernier message de Sandrine Madison [Texte imprimé], roman Thomas H. Cook traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Loubat-Delranc
    de Cook, Thomas H. Loubat-Delranc, Philippe (Traducteur)
    Points / Points. Roman noir
    ISBN : 9782757849675 ; EUR 7,90 ; 21/05/2015 ; 422 p. ; Poche
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Autopsie d’un mariage

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 60 ans) - 16 mars 2017

Sandrine, la femme de Sam(Samuel) Madison, venait d’apprendre récemment qu’elle était condamnée à perdre progressivement toute autonomie musculaire (Maladie de Charcot) quand elle est retrouvée morte étendue sur son lit par Sam, ayant succombé à une ingestion concomitante d’alcool et de médicament. De toute évidence, elle s’est suicidée ne pouvant supporter l’idée de ce qui allait lentement la réduire à un corps inerte.
De toute évidence mais pas pour l’inspecteur Ray Alabrandi qui vient faire les constatations d’usage. Il y trouve trop d’incohérences et se met en tête que cet homme a tué sa femme, par exemple parce qu’il vivait mal les tracas que la maladie invalidante de sa femme allait apporter.
Et tout ceci va nous être raconté via le procès qui a lieu, au cours duquel Sam doit se défendre de l’accusation de meurtre. L’occasion de flash–backs, de remises en question du Professeur Sam, remises en question sur la manière dont sa relation avec Sandrine avait évolué, sur ses relations avec Alexandria (Ali), leur fille, adulte maintenant, sur ses relations avec ses collègues, ses élèves, ses voisins …
Bref l’occasion pour Sam de s’apercevoir qu’il a fini par tourner au « gros beauf » et qu’il est passé à côté de pas mal de choses.
C’est amené finement par Thomas H. Cook et même si toute l’histoire est racontée via les journées du procès, il ne s’agit en aucun cas d’un roman de « prétoire », comme l’explique la 4ème de couverture mais bien de l’autopsie d’un mariage, disons l’autopsie du cadavre d’un mariage !
L’ambiguïté est maintenue jusqu’à la fin, d’autant que, s’agissant d’un couple « d’intellectuels » (des professeurs), les mots, les écrits, sont présents et peuvent receler plusieurs sens, peuvent donner lieu à diverses interprétations, notamment celle de l’inspecteur Alabrandi.

9 jours entre la vie et la mort

8 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 58 ans) - 17 février 2017

Sam Madison est accusé du meurtre de son épouse. Homme froid, peu sympathique, il assiste à l'autopsie de sa vie et de celle de son épouse ; cette femme extraordinaire, dont nombreux pensent qu'il ne la méritait pas.
"Si elle était là, me dis-je en mesurant la tragique ironie de la chose, nous discuterions de mon procès ensemble, de tout ce qu'il avait mis en lumière et de comment tout cela pourrait bien se terminer."
Au fil des jours du procès, il analyse leur vie de couple, ces petits phrases entendues auxquelles il n'avait pas prêté attention. Doucement, il mesure et comprend ses erreurs, l'indifférence qu'il a laissée s'installer dans sa vie, la distance qu'il a installée entre son épouse et lui mais aussi avec sa fille Alexandria, ainsi qu'avec ses collègues ou ses voisins.
Suicide, euthanasie, meurtre, l'auteur distille habilement ses phrases accusatrices ou libératoires, empêchant judicieusement tout parti pris, même si on sent que le jury n'a pas vraiment de doute sur la culpabilité du prévenu.

Les premiers jours du procès, premiers chapitres du roman, m'ont paru bien longs.
Mais je dois saluer ceux relatant les deux derniers jours du procès.
On commence à douter, à se demander si l’invraisemblable est possible, pour finir avec une émotion qui n'est pas ressentie que par le héros du roman.
Une construction extrêmement efficace et une fin superbe et inattendue que j'ai particulièrement aimée .

Bon roman

9 étoiles

Critique de LesieG (CANTARON, Inscrite le 20 avril 2005, 50 ans) - 29 décembre 2016

Roman très bien monté mais surtout très bien écrit, c'est un "page turner".
On suit le procès de Sam entrecoupé de ses souvenirs.
Personnellement, je n'ai pas douté de la sincérité de Sam et pour moi, l'intrigue était plutôt sur l'aboutissement du procès.
Je suis tout à fait d'accord avec la 4ème de couverture citant Joyce Carol Oates décrivant ce roman comme "l'autopsie d'un mariage... mais aussi une histoire d'amour inattendue.

Meurtre ou suicide ?

9 étoiles

Critique de Ludmilla (Chaville, Inscrite le 21 octobre 2007, 61 ans) - 19 mai 2016

J’ai douté jusqu’à la fin. Sam se tait et se souvient.
Je n’en dirai pas plus que Tanneguy (que je remercie pour m’avoir incité à lire ce livre !) pour ne rien dévoiler.

Un extrait de la première page : « Je savais ce que j’avais fait, comment je m’y étais pris et par quels moyens j’avais essayé de m’en tirer. Quel que soit le verdict, mon procès avait tout déballé au grand jour, ce qui m’avait appris que c’est une chose de jeter un coup d’œil dans le miroir, mais une tout autre de voir ce qui s’y trouve réellement »

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