L'épreuve d'admission: 1re trilogie, tome 1 (Pas de paradis sans... l'enfer)
de Danielle Tremblay

critiqué par CC.RIDER, le 7 juin 2015
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Un premier tome décevant
Le jeune David âgé de 18 ans a pour ambition de devenir un maître de la Communauté des Planètes. Pour cela il doit intégrer Eden, le seul collège de la communauté de la Terre préparant à cette difficile mission. Mais d'abord il lui faut subir la terrible épreuve de l'admission concoctée par le maître le plus célèbre et le plus redouté du collège, Greg Arsh. Pendant trois semaines, David et les autres impétrants vont devoir marcher à la baguette. Humiliations, épreuves diverses et variées, nourriture infecte, privation de sommeil, rien ne leur sera épargné au cours de cette étrange descente aux enfers. Survivre à tout ça, poser des actes gratuits, vaincre ses phobies, se surpasser en permanence, n'accorder sa confiance qu'à bon escient, tels sont les principes qui leur seront inculqués. David parviendra-t-il au terme de toutes ces épreuves ?
« L'épreuve d'admission » est le premier tome d'une saga de science-fiction qui en comporte dix (pour l'instant ?). Dans ce roman, les gens prennent l'astronef comme d'autres prennent le bus ou le TGV et les lits flottent dans le vide. A part ça, pas grand chose d'autre pour se rattacher au genre. L'éducation dispensée à ces collégiens a beaucoup à voir avec celle des anciens Spartiates. Il s'agit d'endurcir l'homme, de lui forger un caractère en acier trempé pour qu'il puisse par la suite assumer les missions les plus délicates. L'ennui c'est que toute l'intrigue repose sur cette seule et unique problématique et que Danielle Tremblay prend un malin plaisir à accumuler les épreuves comme d'autres enfilent des perles et ne s'occupe de rien d'autre sauf au début où elle esquisse un peu les antécédents de Greg Arsh. Les personnages ne sont pas très attachants et le style plutôt classique ennuyeux. Le lecteur n'a trouvé ni le souffle, ni l'originalité, ni la fantaisie qui pourraient l'inciter à poursuivre dans une saga fleuve aussi longue qui demanderait une imagination exceptionnelle pour le tenir en haleine sur une aussi longue distance. Dommage.