Twittus politicus : Décryptage d'un média explosif
de Antoine Dubuquoy, Nico Prat

critiqué par Colen8, le 5 mars 2015
( - 76 ans)


La note:  étoiles
C’est pauvre
Derrière un titre alléchant on ne trouve pas grand-chose. Quelques tweets pour ne rien dire émis par des politiques en vue, quelques bourdes lâchées sur le fil et qui ne font même pas rire. Des répétitions à plusieurs reprises pour combler le vide du contenu.
Quel aura été l’impact des réseaux sociaux sur la présidentielle 2012 ? L’un avait surtout misé sur Facebook, son adversaire sur Tweeter. Au final, selon les observateurs, match nul. Etre sur les réseaux sociaux n’apporte rien en termes de votes. Ne pas y être serait catastrophique. Leurs adeptes sont les jeunes, donc les plus forts abstentionnistes, on l’oublie sans doute. L’électorat est encore loin culturellement du numérique.
Facebook touche le plus grand nombre et reste assez passif. Tweeter concentré sur les journalistes, les politiques, les commentateurs des uns et des autres est plus adapté aux échanges, mais sous un format si concis qu’il ne favorise pas les débats. Les gagnants ont été les chaînes d’information continue, avides de renouveler en permanence leur flux de nouvelles. En fait d’explosion on y verrait plutôt une baudruche mal gonflée.