Michel Berger : L'étoile au coeur brisé
de Grégoire Colard, Alain Morel

critiqué par Incertitudes, le 22 janvier 2015
( - 33 ans)


La note:  étoiles
Je veux chanter pour ceux
Michel Berger, l'étoile au cœur brisé est une biographie sur Michel Berger écrite par Alain Morel, grand reporter et ancien ami du couple, et Grégoire Colard, l'ancien attaché de presse de l'artiste.

Issu d'une famille bourgeoise, le père est un grand professeur de médecine, celui qui s'appelle encore Michel Jean Hamburger souffre de ce nom à l'école rappelant le fameux sandwich.

Il doit faire face à la fuite de son père mais surtout à la maladie de son frère (une sclérose en plaques). Il se réfugie dans la musique où il baigne dès son enfance. Sa mère étant concertiste.

C'est peu de dire que Michel est précoce. A quinze ans seulement, il sort son premier disque. A vingt ans, il est directeur artistique chez Pathé-Marconi où il est chargé de détecter de jeunes talents. Il obtient également une maîtrise de philosophie.

Sa première muse sera Véronique Sanson dont il produira les deux premiers albums. Lorsque Véronique le quittera, c'est à nouveau la tristesse qui s'abat sur ses épaules. Il se réfugie une nouvelle fois dans le travail et relancera les carrières de Françoise Hardy et France Gall qui deviendra sa femme et la mère de ses enfants.

Dans les années 80, Michel Berger était surtout connu pour écrire pour les autres. Ayant soif de reconnaissance, il souhaitera être reconnu comme auteur-compositeur-interprète. Ses textes deviennent plus engagés. Il s'investit énormément avec son pote Daniel Balavoine en faveur de l'Afrique. Il écrit pour Johnny Hallyday et met en scène son concert à Bercy en 1987.

Mais là encore, la mort rôde. Ses deux amis : Coluche et Daniel Balavoine meurent accidentellement en 1986. Abattu, il ne sortira son nouvel album qu'en 1990.

S'entendant de moins en moins avec France Gall, il sort son dernier album, intitulé Double Jeu en 1992 dont France, qui ne voulait plus faire de disques, avait exigé d'en être la coréalisatrice.

Le cœur de cet hyperactif (outre ses activités de chanteur/compositeur, il était le créateur de Starmania avec Luc Plamondon, metteur en scène, patron d'éditions musicales) lâchera lors de l'été 1992 après une partie de tennis alors même que son père lui avait demandé de surveiller sa santé. Il fait partie de ces chanteurs comme Gainsbourg, Balavoine partis trop tôt et aux musiques étonnamment modernes. Même encore aujourd'hui, elles n'ont pas pris une ride.