Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre de Céline Lapertot

Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre de Céline Lapertot

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Bafie, le 28 décembre 2014 (Inscrite le 19 juillet 2004, 58 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (19 873ème position).
Visites : 1 557 

Ce récit est une fiction !

Céline Lapertot nous livre un récit à la première personne, récit où Charlotte, parricide, 17 ans, nous conte sa vie quotidienne ces dernières années.
Descente aux enfers d’une enfant jouet des fantasmes de son père manipulateur, dominateur et violent.
Récit d’un enfermement, d’une vie sans amis, sans complices autres que les livres et l’écrit.
Récit d’un combat pour rester vivante, pour ne pas laisser s’éteindre l’espoir d’autres lendemains.
Le récit est poignant, bouleversant.
Les mots sont comme autant de gifles envoyées au lecteur.
Lecteur qui, pourtant, est enchaîné par les mots et suit, haletant, le récit.
Le ton est juste, jamais excessif.
Ce n’est pas un témoignage, ni un récit biographique… et une question me reste quant à la combativité de la narratrice : comment survivre à l’innommable, l’indicible, comment se reconstruire après avoir été broyée dans l’isolement et la solitude ?
Ce récit est une fiction...qui donne froid à l'âme.

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Fiction très réaliste

8 étoiles

Critique de Vigneric (, Inscrit le 26 janvier 2009, 50 ans) - 16 février 2015

Cette histoire est terrible, fictive semble-t-il mais extrêmement réaliste et rappelant beaucoup d'histoires similaires, malheureusement réelles...
C'est le récit de la maltraitance, de la manipulation, de l'horreur domestique... Et aussi (surtout ?), un voyage au pays de la soumission, de la résignation : Pourquoi, comment peut-on accepter, se taire et subir de tels traitements ?
Et au final qu'est-ce qui pousse la victime, un jour, à agir ?
Car finalement, Charlotte agit et tue son bourreau. On le sait dès le début du livre, car c'est justement la lettre qu'elle écrit au juge pour raconter son histoire qu'on lit au fil des pages du livre.

Ce roman est court, et je l'ai lu d'une traite. Le style est excellent et parfaitement adapté à ce qui est raconté et le message qui est passé.

Forums: Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre

Il n'y a pas encore de discussion autour de "Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre".