Veillées creusoises et bourbonnaises de Hervé Berteaux

Veillées creusoises et bourbonnaises de Hervé Berteaux

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Divers

Critiqué par Nostradamus, le 10 décembre 2014 (Inscrit le 3 décembre 2014, 27 ans)
La note : 8 étoiles
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Souvigny et sous Vigny et pourquoi pas Varennes et va reine, Saint-Pourçain et sain pour sain, Toulon et tout long, Bourbonnais et bourre bonnet, d’Yzeure et dix heures (toutes venant de l’hôpital psychiatrique en question)

L'ouvrage commence par nous expliquer qu'un bredin en bourbonnais est l'équivalent d'un fada en provençal (page11) et c'est d'ailleurs un mot qui revient plusieurs fois dans les livres de René Fallet. On enchaîne rapidement sur l'histoire de Saint Menou.

Le narrateur raconte ensuite comment ses pas le conduisent à Souvigny dans un temps lointain où un roi Louis est présent avec ses deux fils l'aîné Pierre et Jehan le cadet. S'ensuivent des aventures où l'imaginaire médiéval a touter sa place :

« - Je suis le dragon des montagnes. Mais appelle-moi Anselme. C'est un sobriquet qui m'a été donné, je te dirai pourquoi. Tu pourrais rire au moins, sobriquet, sot briquet, pour un dragon, c'est plutôt drôle !

- C'est que je ne pensais pas que vous puissiez être autrement que menaçant.

- Ça dépend avec qui. Serais-tu un ennemi que je rôtirais sur le champ. Mais sachant qui m'a demandé de t'assister, avec toi je serai tout feu tout flamme » (page 48)

On voit ailleurs que le jeu de mot est un des ressorts du récit, comme encore ici :

« Ce sont maintenant deux homophonies qui s'entrechoquent, Souvigny et sous Vigny. Le poète, décidément en verve phonétique, joue de mon état fébrile, moi qui ne suis plus en état de penser au moindre verre. Manière de moquerie, il m'en sert un des siens, phonétiquement identique, puisque vers mais cependant non verre et suffisamment explicite pour que je me sente visé » (page 94)

Rappelons que la place des seigneurs du Bourbonnais est très importante durant tout le Moyen Âge, on leur doit la fondation de l'abbaye de Cluny et par ailleurs le nom de la dernière branche des Capétiens (famille différente toutefois).

En dernière page, l'auteur Hervé Berteaux explique qu'il s'est approprié des contes et légendes du Bourbonnais et de la Marche mais qu'il les a retravaillés afin de faire évoluer des personnages de son crû dans ces univers. Il a découpé son récit en texte d'environ deux pages ce qui permettrait de raconter l'ensemble de cette histoire sur une cinquantaine de jours consécutifs si chaque soir on lisait un de ses textes.

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