Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont-Monod

Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont-Monod

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques

Critiqué par Ndeprez, le 25 octobre 2014 (Inscrit le 22 décembre 2011, 43 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (20 958ème position).
Visites : 1 884 

Une destinée hors norme.

Quel personnage cette Aliénor d'Aquitaine , farouchement attaché à ses terres , ses rites et doté d'un caractère pour le moins singulier à l'époque , voila qu'elle épouse le Roi de France Louis VII , roi bien malgré lui qui se préparait à une vie sous les ordres.
Cette biographie (très romancée) traite du mariage en 1137 jusqu' à l'échec de la deuxième croisade en 1151.
Donnant la parole tour à tour a Aliénor et à Louis , le récit gagne en rythme et en intérêt , les faits apparaissant sous un point de vue totalement différent.(La mise à feu et à sang de Vitry par exemple). L'influence qu'elle aurait eue sur son mari est un point d'Histoire sur lequel les spécialistes ne sont pas d'accord.
Court à lire et agréable je reste toutefois légèrement sur ma faim tant Aliénor m'a charmé.
Il ne me reste plus qu'à me documenter sur celle qui fut tout de même Reine de France puis Reine d'Angleterre.

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Très troublant !

10 étoiles

Critique de Mandarine (, Inscrite le 2 juillet 2010, 47 ans) - 10 mars 2019

J’ai maintenant lu quelques livres sur Aliénor d’Aquitaine et je commence à avoir un peu de recul sur le personnage et son histoire. Et pour mon plus grand bonheur je suis encore une fois étonnée et surprise car je découvre encore ce personnage à travers la plume de Clara Dupont-Monod.
J’avais déjà lu « la passion selon Juette » que j’avais beaucoup aimé. Alors je partais assez confiante avec ce livre « Le roi disait que j’étais diable ».
J’ai adoré ma lecture qui pourtant a été très troublante. Clara Dupont-Monod donne la parole à Aliénor, à Louis VII son mari et à Raymond de Poitiers l’oncle d’Aliénor. Chacun donne son avis, parle de ses sentiments, les uns justifient leur choix, d’autres expriment leur incompréhension ou leurs attentes. Je connais le contexte historique mais j’avoue que je ne me représentais pas Aliénor et Louis VII comme l’auteure les a dépeint.

Elle, je la pensais moins vindicative, moins brutale, moins calculatrice, moins hautaine et peut être plus compréhensive et un peu amoureuse…
Louis pour qui j’ai peut-être plus d’empathie (maintenant… !) m’apparaît plus réfléchi pour les affaires de l’état mais beaucoup moins quand ces affaires ont un lien avec Aliénor. Je le trouve plus humain toujours avec une grande piété et très amoureux de sa femme. « Je le sais. Mon amour pour toi fait mon désespoir »

Louis affirme que : « Je ne suis pas le roi qui ordonne, mais qui répond. Je suis un être de mots » p35 et Aliénor répond quelques pages après p53 « La puissance ne se mesure pas aux phrases qu’on prononce mais aux coups qu’on donne. Les mots, eux sont pour les poètes. Pas pour les rois. ».
Tout les oppose même la religion : « Aliénor, tu es ma sauvage et je voudrais t’apprendre la foi plutôt que les croyances » p43
Clara Dupont-Monod a fait ici un texte que je trouve magnifique, poétique, riche en émotions tout en restant très fidèle à l’Histoire. Finalement, l’auteure a pris le parti de mettre en exergue les différences entre Aliénor et Louis VII. Ces différences auront finalement raison de leur mariage en effet ils divorceront après 15 ans de mariage. Incroyable, Aliénor se remariera 3 mois après …
Étonnant petit livre de 180 pages qui m’a certes sorti de ma zone de confort mais qui me donne envie d'étudier encore et encore l’histoire de cette reine hors norme. JE CONSEILLE !!

Il y a presque mille ans.

6 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 59 ans) - 1 janvier 2016

Ce livre n'a pas vraiment emballé la critique et pourtant il a des qualités. D'abord il traite d'un sujet intéressant : Les relations entre Louis VII et Aliénor d'Aquitaine (12ème siècle). Ensuite avec un style épuré (mais plein de richesses) l'auteur peint la vision des deux protagonistes. J'y ai trouvé beaucoup de finesse. Enfin l'histoire qui est vraiment fascinante ! Il faut se replacer dans le contexte. Presque un millénaire nous sépare de cette période.
Un agréable moment.

Un peu trop manichéen

5 étoiles

Critique de LaVillatte (, Inscrite le 11 juillet 2012, 44 ans) - 6 avril 2015

Revisiter le personnage mythique d'Aliénor d'Aquitaine, entrecouper le récit d'extraits de chansons de troubadours, utiliser une narration à deux voix alternant les pensées de chacun des époux royaux, tous ces éléments auraient pu faire un grand livre si les personnalités avaient été un peu plus fouillées.
Aliénor d'Aquitaine n'a que treize ans quand elle épouse Louis VII. Appartenant à une famille dominant le sud ouest, elle devait déjà être une jeune fille brillante, mais c'est une femme sûre d'elle que nous décrit l'auteur. Autant nous pouvons suivre l'évolution psychologique de Louis, autant Aliénor semble fait de granit dès les premières pages.
La narration historique est intéressante et nous replonge au coeur de l'histoire de France. Toutefois j'aurais aimé plus m'attacher au personnage d'Alienor. Un style moins hâché avec des phrases plus longues prenant le temps de poser une ambiance y aurait sans doute contribué.

L'excès derrière le marbre

8 étoiles

Critique de Peche07 (, Inscrite le 22 février 2006, 61 ans) - 29 décembre 2014

Ce roman est construit sur un très beau dialogue: deux voix qui s' interposent sans jamais se rencontrer. Belle manière de concilier l'intime et l'histoire de France puisqu'il s' agit d'Aliénor d'Aquitaine et de son jeune époux Louis VII. Et c'est ce dernier qui m'a émue. Au désir de l'un se heurtera la rage impuissante de l'autre, l'impossible rencontre (un classique intemporel) qui nous amène toutefois à re-visiter nos quelques présupposés sur un Moyen Âge imprévisible où la vie humaine se mesure à l'aune du religieux et du servage, la barbarie côtoyant la raison éclairée. C'est au final la sagesse qui prend la troisième voix et domine dans le dernier tiers du roman, en la personne du seigneur d' Antioche , s'exprimant d'outre tombe en témoin éclairé. Le procédé littéraire passe très bien, ajoute même à la subtilité des deux portraits croisés. Pour ma part, j'ai refermé avec nostalgie ce court roman , désireuse de trouver trace des deux protagonistes en me promettant de faire un petit détour jusqu'à de l'abbaye de Fontevraud, qui conserve le gisant d'Aliénor. L'excès derrière le marbre, un peu de notre histoire à tous, tout simplement... Merci Clara.

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