Marie-Claude Vaillant-Couturier
de Gérard Streiff

critiqué par JulesRomans, le 29 septembre 2014
(Nantes - 62 ans)


La note:  étoiles
Attention un Belfortrain peut en masquer une autre
Bien que cela soit fort mal expliqué on finit par comprendre que la mère de la future Marie-Claude Vaillant-Couturier était Cosette Vogel, née de Brunhoff, sœur du créateur de Babar. L'enfance d'une fille de bonne famille et ses débuts journalistiques sont esquissés (on comprend très bien que c'est parce que son père et son mari décédé étaient connus qu'elle put travailler dans ce milieu). Ce ne sont finalement que trois ans de bonheur et trois semaines de mariage que Marie-Claude a partagé avec Paul Vaillant-Couturier. Si celle-ci lui survit de près de soixante ans, c'est en partie parce qu'elle avait un quart de siècle de moins que lui.

Plus de la moitié de l'ouvrage évoque la période de la Seconde Guerre mondiale avec ses conséquences le procès de Nuremberg où elle est témoin en tant que déportée. Elle viendra par la suite à la barre en 1950 pour le procès du commandant du camp de Ravensbrück, de Klaus Barbie et de Paul Touvier.

Page 52, on regrette beaucoup que parlant de Paul Rassinier, on ne précise pas qui fut ce personnage. Lui-même déporté (mais parlant allemand, il bénéficia d'un traitement de faveur), il nia l'existence des chambre à gaz et est considéré comme le père des négationnistes ; il osa accuser Marie-Claude Vaillant-Couturier d’avoir survécu en dépouillant ses compagnes. D'où le procès contre ce Belfortain (dans le sens d'originaire du Territoire de Belfort).

Comme toujours le dossier documentaire est fort intéressant, avec en particulier un texte mentionnant une photographie de Robert Capa réalisée en 1934 par Marie-Claude Vaillant-Couturier (malheureusement le cliché ne nous est pas fourni) et pour des extraits de ces témoignages dans divers procès.