Cent ans, c'est passé si vite... de Gisèle Casadesus, Eric Denimal

Cent ans, c'est passé si vite... de Gisèle Casadesus, Eric Denimal

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Sciences humaines et exactes => Histoire , Littérature => Biographies, chroniques et correspondances

Critiqué par Deashelle, le 1 juillet 2014 (Tervuren, Inscrite le 22 décembre 2009, 9 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (33 699ème position).
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La Belle au bois jouant

Enfant, elle est déjà déterminée : «Quand je serai grande, je serai comédienne et j'aurai des enfants ». Pari tenu. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle vivrait plus de cent ans. Un temps de conte de fées.
1914-2014, le temps d’égrener l’abécédaire de sa vie où elle chante ses plus beaux moments et distille sa philosophie de vie. Comédienne, elle a exercé sa mémoire toute sa vie et au soir de celle-ci, elle ne s’encombre pas de mauvais souvenirs. Née de parents musiciens, elle est entourée d’une dynastie remarquable d’artistes et d’êtres voués comme elle à l’amour. En ambassadrice du bonheur, elle a choisi de dire oui à la vie et non à la tentation pessimiste. Elle parle très peu des couleuvres que l’on avale. Elle « biblote » les quatre évangiles allègrement, ce qui lui donne le moral. La vie d’artiste ne l’empêche pas de se rallier aux valeurs fondatrices inculquées par sa mère protestante et ne se perd pas en futilités. « Dans la famille, la carrière a toujours été avant tout du travail et non de la parlotte. Nous cherchons à être au service de l’art qui nous passionne : le théâtre, la musique, la photo, la peinture, la sculpture… C’est cela être artiste, et bien autre chose que les paillettes, l’éphémère, la publicité tapageuse et l’argent facile. Le talent c’est surtout se connaître soi-même et ne pas s’aveugler.» Etre vrai et modeste. Et pourtant elle a reçu le Molière d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 2003, a été élevée au rang de Grand officier de la Légion d'Honneur l'année dernière et est aussi Chevalier des Arts et des Lettres. Et elle déclare sereinement que l’« on ne gagne pas de centimètres à côtoyer les plus grands. »
Elle est allée au bout de ses rêves. Elle a eu un seul amour dans sa vie: Lucien rencontré quand elle avait 17 ans. Il est mort en 2006 à un peu plus de 100 ans! 72 ans de bonheur, qui dit mieux ? Vous voyez que l’on vogue dans le conte de fées. C’est l’histoire d’une réussite conjugale, familiale et professionnelle. La famille est pour elle le véritable espace qui procure le véritable équilibre. Vieux jeu sans doute ! La fidélité fait partie du lot ainsi que la notion de service. C’est une femme qui se coupe en quatre, …elle qui est fascinée par ce chiffre. Née le 14 juin 1914 à 4 heures du matin, le 4 juillet 1934 elle devenait la 400e sociétaire de la Comédie Française et elle eut 4 enfants, tous artistes. Quatre valeurs fondatrices : Amour, honnêteté, simplicité, travail. Ses valeurs sont hautes et ses racines profondes. Elle nous donne une image que l’on aime. En la lisant, on a envie de lui dire : « Merci ! »

Elle a côtoyé Sarah Bernhardt, Madeleine Renaud, Sacha Guitry, Jean Cocteau, Pierre Fresnay, François Mauriac, Louis Jouvet, Mistinguett, Jean Gabin… et quand elle raconte on la sent prise de fou-rires mêlés à l’admiration. Ce livre se lit comme on écoute une berceuse. Et bien que l’on puisse lire le livre dans le désordre, on préfère suivre le cours généreux de ses pensées et sa dévotion pour la lumière : « Voici, j’ai mis devant toi la mort et la vie ; choisis la vie ! »

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Récit d'une vie heureuse

6 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 51 ans) - 1 octobre 2015

L'actrice nous livre ses mémoires sous forme de courts chapitres classés par ordre alphabétique. Si cette dame est attachante de par son caractère (humble, charitable, très croyante), le style laisse le lecteur un peu sur sa faim : elle aborde des thèmes et périodes de sa vie bien souvent en les survolant et dans un style quelque peu décousu. Elle parle beaucoup de tous les membres de sa famille, aïeuls et descendants - parties que je trouve moins intéressantes. Finalement, on ressort de cette lecture avec une impression d'avoir côtoyé quelqu'un de bien, mais cela reste une impression fugace. Et ne cherchez pas d'anecdotes croustillantes ou négatives sur des personnalités connues : Gisèle Casadesus n'aime pas dire du mal des autres.

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