La belle vie
de Iouri Kazakov

critiqué par Nathafi, le 14 juin 2014
(SAINT-SOUPLET - 50 ans)


La note:  étoiles
Pour parler de tout et de rien
Iouri Kasakov est un magicien... Il sait accrocher le lecteur en lui racontant des histoires d'une extrême banalité. Sa force réside, je crois, dans l'ambiance et l'environnement qu'il procure à la description de chaque nouvelle, l'intensité qu'il sait transmettre dans l'émotion de ses personnages, les silences qu'il leur prête et qui pèsent lourdement. Bien sûr la Russie et sa nature imperturbable prennent le pas sur ces histoires de tous les jours, tourments du quotidien, relations d'amitié ou d'amour...

Quelques nouvelles de ce recueil m'ont beaucoup plu, notamment "Martha l'Ancienne", qui raconte la vie d'une femme très âgée qui n'attend plus qu'à rejoindre les siens là-haut, tranquillement, exécutant depuis des dizaines d'années les mêmes rituels, les mêmes gestes, et "La Sonnerie du bréguet", où l'auteur narre le jour où Lermontov s'est enfin décidé à rendre visite au Poète qu'il admire infiniment, Pouchkine.

Les choses simples, la vie quotidienne, les petits tracas de l'existence de chacun, la recherche du bonheur, sont évoqués au travers de ces nouvelles, avec la part belle aux relations d'un couple, la découverte de l'autre, la méfiance, le désamour, l'habitude...