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Demande à la poussière de John Fante

Titre original :  Ask the dust

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

critiqué par Jules, le 27 janvier 2001 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans)

La note: 8 etoiles
Moyenne des notes : 9 etoiles (basée sur 17 avis)
Cote pondérée : 8 etoiles (104ème position).
Visites : 2 747  (depuis Novembre 2007)

Un livre en avance sur son temps

Arturo Bandini est né en Amérique, de parents italiens. Son père était maçon.
Arturo veut à tout prix devenir écrivain et quitte la maison de ses parents pour se rendre à Los Angeles. Là est la vie !… Là il trouvera la matière nécessaire pour écrire.
Il y connaît la misère et y crève surtout de faim ! Mais il aime cette énorme ville, qui vit et qu'il parcourt, à pieds, dans tous les sens. Il va souvent lire à la bibliothèque et regarde la rangée B des écrivains. C’est là que sera son livre, à côté d’Arnold Bennett. Pas terrible, Arnold Bennett, se dit-il, ni l’ensemble de la ligne B, mais il est là pour la remonter la moyenne !.
Il a écrit une nouvelle, " Le petit chien qui riait " et elle a été publiée. Il a reçu une lettre d'un certain Hackmuth, qui dirigeait une revue et qui le félicitait, tout en lui envoyant un petit chèque. Il fait lire la lettre par sa logeuse, montre la revue, et son prestige remonte. Au lieu d'être expulsé pour loyer non payé, son crédit monte et il peut rester encore quelques semaines. Il sillonne toujours la ville, écrit et envoie ses nouveaux textes à Hackmuth, mais un nouveau chèque n’arrive pas. Hackmuth se limite à lui écrire et à dire que c’est bien, qu'il doit continuer. mais pas de chèque !.
Il va vraiment voler dehors quand il reçoit une nouvelle enveloppe : elle ne vient pas de Hackmuth, mais de sa mère. Elle lui dit avoir vendu la police d'assurance et que ces dix dollars sont sa part. Il se rend bien compte du gigantesque effort fait par sa mère, mais sa jeunesse et son optimisme prennent vite le dessus sur le remords. Il doit faire une expérience, il doit s'informer pour écrire, il va dans le quartier des putes et s'en prend une avec laquelle il monte. Il y claque stupidement huit de ses dix précieux dollars, sans rien faire, rien qu'à causer car il n'ose pas, et fuit. En prime, il se jure d’aller à l’église et de ne plus jamais se laisser aller à d'aussi vilains penchants. On est très catholique chez les Fante, en bons Italiens qui se respectent, surtout la mère.
Il fera la connaissance d'une jeune serveuse d’origine mexicaine, dans un petit bistro où il demande un café. Il y mettra du temps, beaucoup de maladresse, mais il en tombera follement amoureux. Et son livre ?. La suite dans le texte !
Ce livre est écrit dans une langue assez révolutionnaire pour l’époque. Elle est directe, sans fioriture, décrit les choses, les gens et les états d'âme comme ils sont, comme ils viennent, sans les embellir par de beaux mots ou de belles phrases. Une pulsion est une pulsion et pas un rêve poétique.

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Les éditions
small Demande à la poussière [Texte imprimé] par John Fante préf. de Charles Bukowski trad. de l'américain par Philippe Garnier
de Fante, John Bukowski, Charles (Préfacier) Garnier, Philippe (Traducteur)
10-18 / 10-18
ISBN : 9782264011534 ; EUR 6,71 ; 1999-09-12 ; 271 p. ; Poche
 Go Amazon
small Demande à la poussière
de Fante, John
10-18
ISBN : 9782264033024 ; 2002-01-03 ; 271 p. ; Poche
 Go Amazon

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Les critiques éclairs (16)

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Une poésie Fante-astique 10 etoiles

Quoi de plus beau que l'élève et le maître réunis dans un livre ? Charles Bukowski et John Fante symbolisent en effet la littérature américaine dans ce qu'elle a de plus beau et de plus abouti. Même si le premier dispose de qualités indéniables, il est à noter que les écrits de Fante n'ont jamais été égalés.
Tous les livres de John Fante sont formidables, sans exception. Et c'est là le signe d'un talent inné pour l'écriture: pas de raté, tout les livres se valent et sont à la fois uniques. Et on ne se livre surtout pas à un concours de loterie en espérant tomber sur un "bon" de la part de l'auteur, comme c'est le cas de nos jours.

La valeur sûre Fante pose ainsi un monde désenchanté, sans pitié mais des plus réaliste. Il nous livre par ailleurs l'histoire d'un écrivain soi-disant raté, John Fante, qui ne se sent pas à sa place dans la société américaine. Aucun attrait pour l'argent, don de sa vie à l'écriture, initialement misanthrope Fante est en effet le reflet même de cette Amérique qui ne se retrouve pas dans le fonctionnement occidental. John Fante apparait donc comme tourmenté et il nous le rend à travers son écriture, sans détour mais s'attardant sur toutes les pensées de l'antihéros qu'est Bandini, exposant ainsi ses malaises et ses bouleversements émotionnels dus à l'arrivée de Camilla dans sa vie, cette dernière étant la seule personne à détenir un pouvoir quasi-magnétique sur Bandini.

On trouve également dans ce livre la base de l'écriture de Bukowski. Par essence résignée et totalement désenchantée, elle transparait fortement dans cet ouvrage avec notamment la présence insupportable de la poussière, qui progresse inexorablement comme le ferait nos vies. Ces dernières sont ici incontrôlables et avançant irrémédiablement vers la mort comme le laisse supposer la fin du livre avec la fusion, l'abandon au sable, à la mort, image d'une poésie infinie.

Rafiki (Paris, Inscrit le 29 novembre 2011, 20 ans) - 21 février 2012


Pour Camilla Lopez. 8 etoiles

Un très grand classique de la littérature américaine, à propos duquel je n'aurais que modestement que très peu de choses à dire. Polar noir (et encore), pas sans cynisme, l'intrigue conte l'histoire d'un pauvre gars monté à L.A. pour réussir qui rencontre une pauvre fille paumée par son propre charme... Sauf qu'en ce cas, c'est justement l'héroine qui remporte le prix affectif: Même si le fait est que la vamp Camilla Lopez, qui est réellement belle pour sa part, est amoureuse d'un autre - ce qui lui sera en quelque sorte fatal - ce protagoniste est plus haute-en-couleurs, plus vivante et imprévisible que Arturo Bandini; qui est dans son cas du genre à penser pouvoir tout obtenir en réglant les factures. De plus, il est certain que ses commentaires désabusés sinon parfois mièvres pourra parfois décontenancer le lecteur.

Enfin des épisodes avec la taulière parvenue accompagnée de son groupe de petits cafteurs minables en passant par ces "détails" révélés le long du récit, jusqu'à celui du cabriolet que se paye afin de séduire, Bandini, cet auteur devenu soudain successful et reconnu, Demande à la poussière contient en filigrame de cette crudité débordante qu'on aime tous quelque part quoiqu'on en dise et qui appartient de toute façon toujours à la réalité, tout en faisant également la part belle à l'étranger, aux outsiders contre tous ces affreux possédants -ce qui est très appréciable. Enfin si le livre est aussi représentatif d'une époque, avouons qu'il reste empli de vérité sinon d'optimisme, tout en étant aussi totalement dénué de toute mesquinerie ou bien de cette gloriole aisée et bidouilleuse qu'on ne verra d'ailleurs que davantage dans beaucoup d' oeuvres d'aujourd'hui ! John Fante est un immense écrivain.



(P 159:) "Tous autant qu'on était, Bandini, Hackmuth, Camilla, Vera, on ne faisait que passer; après ça on réussit ailleurs. On n'était pas vraiment en vie; on s'en approchait, mais on n'y arrivait jamais. On allait mourir. Tout le monde allait mourir. Même toi, Arturo..."

Monde Vrai (Long Beach, Inscrit le 6 décembre 2011, 109 ans) - 6 février 2012


Aussi percutant que Joe DiMaggio ! 10 etoiles

A la lecture de la préface de Charles Bukowski ( 1979 ) , je me suis dit que j'avais une pépite entre les mains.
Jugez vous-même !
" Humour et douleur mélangés avec une superbe simplicité " .
" Un homme qui a changé l'écriture " .
" Un roman écrit avec les tripes et le coeur "
Et bien , je confirme... c'est du " très lourd " ! Exceptionnel !

Arturo Bandini est un Rital , un Wop , un Macaroni. Né pauvre, en cavale pour fuir la pauvreté et sa ville natale du Colorado.
Un égo démesuré pour que la littérature lui fasse un peu de place à la lettre B !
Il vit une existence de crève-la-faim dans une chambre de l'hôtel Alta Loma sur la crête de Bunker Hill à Los Angeles .
Los Angeles, triste fleur dans le sable , sa jolie ville adorée.
Ce sable omniprésent jusque sur le clavier de sa machine à écrire.
Il rencontre Camilla Lopez , serveuse au Columbia Buffet . Sa petite mexicaine , sa princesse maya. Une voix qui parle à son sang et lui passe près de l'os ! Camilla qui , comme lui, est une " métèque " ... pas véritablement américaine.

Je ne vous raconterai pas la fin, ensorcelante,magnifique de poésie et de symbolique .
" Le monde n'est que poussière et retournera à la poussière " ... ça vous rappelle quelque chose ?
Le vent du Mojave est très présent , porteur du sable , de la vie et de la mort.
Ma 1ère expérience J.FANTE , Grandiose !

Frunny (Boulogne-Billancourt, Inscrit le 28 décembre 2009, 46 ans) - 3 novembre 2011


Bandini ou Los Angeles ? 8 etoiles

C'est mon premier John Fante et je ne regrette pas : écriture facile et recherchée à la fois, tranches de vie ordinaires mais originales. J'ai retrouvé l'atmosphère particulière de Los Angeles bien avant Romain Gary : le rêve d'un Eldorado commençait à attirer des personnages très divers et je me demande si cette ville ne constitue pas le sujet principal du roman. Même si l'intrigue se tient bien.

Un regret, voir le nom de Bukowski, cet alcoolique exhibitionniste, associé par la préface à un ouvrage sérieux qui fera date dans la tradition nord-américaine.

Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 72 ans) - 13 août 2011


Nous sommes tous des Arturo Bandini. 10 etoiles

C'est un roman absolument extraordinaire. Tout y est ! L'amour, l'orgueil, la mort, l'ambition... Tout ce qui fait la complexité et la fragilité de l'homme ! John Fante nous parle de lui, et de nous, de son Bandini fétiche, auteur si sûr de lui et pourtant si peu prolifique. Et cet amour vache, passionné et impossible !
C'est une prose fabuleuse, pleine de poésie, qui nous parle de la vie, si simplement et si justement !

Et cette fin, qui ne pouvait être autre... Merveilleux.


Un roman magistral !

Soldatdeplomb4 (Nancy, Inscrit le 28 février 2008, 22 ans) - 28 janvier 2011


Une petite merveille 10 etoiles

Un des meilleurs de John Fante.

Triste et drôle à la fois. Avec une écriture moderne, poétique et touchante. Un trés beau livre sur la pauvreté, l'écriture et l'amour qui donne envie de lire les autres ouvrages de cet auteur trop peu connu à mon sens.

Chene (Tours, Inscrit le 8 juillet 2009, 41 ans) - 12 mai 2010


Une véritable claque 10 etoiles

Quand j'ai découvert ce livre, j'ai subi une véritable claque. C'était mon premier livre de Fante et j'étais époustouflée. Je l'ai dévoré en une soirée, incapable de le refermer. Le meilleur de John Fante et aussi le meilleur de la littérature.

Janiejones (Montmagny, Inscrite le 20 avril 2006, 26 ans) - 9 mai 2007


Bandini, le retour 8 etoiles

Ce livre est très sombre et démoralisant, même si l'on rit parfois. Pour découvrir Fante, ne commencez peut-être pas par celui-là. Mais si vous l'aimez, allez-y.

Dalania (Dijon, Inscrite le 25 octobre 2006, 25 ans) - 20 janvier 2007


Poussières d'ennui 10 etoiles

Ce livre m'a littéralement pris aux tripes !
D'une magnifique violence, voici une fable sur l'ambition, la création, la faiblesse, l'ennui, la lâcheté, l'amour... Des thèmes universels et intemporels, paradoxalement abordés avec un style d'une réalité percutante.
Vraiment, ce livre fut pour moi un électrochoc ! Bandini appartient à ces héros détestables qui vous hantent tant ils vous ressemblent.

Sparkling Nova (Paris, Inscrite le 6 juillet 2005, 28 ans) - 6 mars 2006


Etonnant ! 8 etoiles

Il m'a toujours semblé étonnant que cet auteur soit resté aussi peu connu en Europe. Il est puissant, ne manque pas d'idées ni de style. Ce livre est vraiment très bon et il est et reste peu connu.

Je ne me l'explique qu'en me disant: "Peut-être, les Hemingway, Scott Fizgerald, Faulkner, Steinbeck, Erskine Caldwell et autres ont monopolisé toute l'attention que le public européen pouvait donner à des auteurs américains.

En outre, les premiers noms cités ci-dessus avaient de profondes attaches avec la France et cela a peut-être aidé aussi.

Ce n'est pas le cas pour Fante.

Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 11 février 2005


Elle ne répond pas. J'ai essayé. 9 etoiles

Etonnant comme l'impression ressentie à la lecture de FANTE me revient de manière récurrente! Pour "Mon chien Stupide", déja, je m'étais dit ; ça commence bof, pas de quoi crier au génie. Et puis le livre avançant, on s'aperçoit qu'il s'agit de bien autre chose. Que l'histoire n'est vraiment qu'un prétexte à installer une pensée, très profonde, sans concessions, sur des thèmes pas si simples. Relations parents/enfants et plutôt père/fils et mari/femme dans "Mon chien Stupide" et incommunicabilité entre 2 êtres, dont l'un aime l'autre et l'autre aime un autre pour "Demande à la poussière" donc. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, au delà d'un épisode Bandini.
Il en aime une. Il ne sait pas l'aimer (comme s'ils étaient dans 2 mondes parallèles). Et elle en aime un autre, qui sait (au sens ; avoir la connaissance de) l'aimer, mais ne l'aime pas. Evidemment. Elle est pas belle la vie?
Beau roman. Qui laisse sa trace. Je vais continuer les FANTE.

Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 55 ans) - 11 février 2005


Vieilli peut-être ... mais efficace. 7 etoiles

L'histoire se déroule dans les milieux populaires de Los Angeles, vers la fin des années30.
Arturo Bandini est un jeune homme qui rêve de devenir écrivain ; Il a publié une nouvelle dans une revue de seconde catégorie, mais il tire le diable par la queue.
John Fante a connu à peu de choses près, les mêmes aventures que son héros ! Les lieux décrits sont sordides, les personnages ont tous des personnalités compliquées, des existences difficiles, et ne sont pas forcément sympathiques.
On ne s'ennuie pas à la lecture, il y a beaucoup d'autodérision.
L'écriture est précise et enlevée, presque turbulente !
C'est tout de même un peu déprimant tous ces personnages de paumés, et l’on cherche en vain un petit rayon de soleil.

Léonce_laplanche (Périgueux, Inscrit le 22 octobre 2004, 75 ans) - 20 janvier 2005


Génèse d'un écrivain 7 etoiles

Un roman sans doute autobiographique , au ton assez désespéré , légèrement nombriliste , mais au style puissant , aux expressions frappantes . Bukowski déclare dans la préface , s'être inspiré de Fante pour créer son style inimitable . Pour ma part , je préfère Bukowski qui me semble avoir plus de verve et de souffle évocateur . Mais , Fante , c'est pas mal aussi !!!

CCRIDER (OTHIS, Inscrit le 10 janvier 2004, 63 ans) - 24 décembre 2004


Pas mégalo du tout Bandini, t'es simplement le meilleur !! 10 etoiles

J’ai adoré ce livre à tel point qu’à ce jour c’est le seul livre que j’ai lu deux fois. Les autres critiques sont suffisamment éloquentes et élogieuses pour que je ne remette pas une couche, je vais juste donner un petit conseil à ses futurs lecteurs. Je pense avoir d’autant mieux apprécié ce livre que j’avais lu au préalable des livres sur la jeunesse de Bandini (« Bandini »). On est dès lors déjà « attaché » au personnage, intéressé et soucieux de son devenir, on a d’autant plus envie de le protéger des autres mais bien évidemment surtout de lui-même (on a tous un peu de Bandini en soi). Bonne lecture.

Ena (Le Gosier, Inscrit le 25 octobre 2004, 49 ans) - 25 octobre 2004


Arturo Bandini à son sommet 10 etoiles

John Fante est un écrivain que j'adore.
Ses phrases sont simples, directes, elles coulent et nous emportent dans la tête d'Arturo Bandini (l'alter ego de Fante), fils d'immigrés italiens, qui essaie de vivre de ses écrits à Los Angeles et qui a une manière vraiment très personnelle de draguer une serveuse mexicaine.

Vous aurez compris que je recommande chaudement ce livre, considéré comme le chef d'oeuvre de Fante. C'est un livre plein d'émotion mais jamais mièvre, avec des touches d'humour, et la fin... la fin m'a mis les larmes aux yeux, ce qui est plutôt rare.

Et si vous en voulez encore, il y a trois autres livres avec Bandini pour héros: La route de Los Angeles, Rêves de Bunker Hill, et, surtout, Bandini (sur son enfance) que je trouve aussi excellent que Demande à la poussière.

Clara (, Inscrite le 21 juillet 2004, 27 ans) - 22 juillet 2004


Et Dieu dans tout cela 9 etoiles

Tout s'achèvera dans la poussière et dans le livre.

Hackmuth est ce Dieu lointain, objet des prières.
Une femme (stigmatisée ?) lui révélera.....
Un tremblement de terre.
Dans un désert. Des relations et des désirs inachevés.
Cet amour (mais aime-t-on et comment et mal) est celui de la mauvaise personne.
Justement ce don de soi à l'autre, ce don simple et inutile, malgré soi, violent, c'est celui de l'écrivain au lecteur.

Mais le silence (de la poussière) se fera par la parole (du livre).

Un bien beau livre d'ailleurs et d'ailleurs.

Chapolisa (, Inscrit le 31 mars 2004, 41 ans) - 1 avril 2004


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