Trilogie de Corfou, III : Le jardin des dieux
de Gerald Durrell

critiqué par LisbethK, le 5 janvier 2017
( - 52 ans)


La note:  étoiles
feu d'artifice littéraire
"le jardin des dieux" conclut en beauté la trilogie de Corfou. L'auteur maîtrise encore mieux ses descriptions , alliant la candeur et l'émerveillement de l'enfant à la précision du futur naturaliste. Les images décrivant la nature sont encore plus foisonnantes, exubérantes et colorées.
Le personnage principal, Gerald Durrell enfant, âgé maintenant de douze ans, ne doute toujours de rien, rêvant de posséder tout animal, petit ou gros, passant à sa portée, comme s'il s'agissait de la chose la plus importante du monde.
La possession d'un âne élargit son champ d'exploration, dans une île où il a toujours confiance en tout et en tous.
Partant à la découverte d'un nid de rapaces non identifié, il est persuadé de revenir avec un oisillon à élever,emportant un grand sac "pour mettre mon aigle ou mon vautour".
Il n'hésite pas un instant à ramener onze chiots à la maison, les arrachant à une fin horrible, et à tenter de faire éclore toute sorte d'insecte ou de batracien qu'il considère intéressant. Les êtres humains et en premier lieu les membres de sa famille demeurent de fascinants sujets d'observation, Les travers des uns et des autres sont décrits avec une précision minutieuse, toute de drôlerie et sans aucune méchanceté.
Le livre se conclut par l'apothéose d'une fête orientale organisée pour un ami indien auquel tout le voisinage est naturellement convié, pour des agapes fastueuses dans un décor "maison" digne des Mille et une nuits.