Les rats de musée de Eun Lee, Françoise Nagel, Lim Yeong-Hee

Les rats de musée de Eun Lee, Françoise Nagel, Lim Yeong-Hee
(Misulgwaneui Jwi)

Catégorie(s) : Littérature => Asiatique , Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par JulesRomans, le 22 mai 2014 (Nantes, Inscrit le 29 juillet 2012, 61 ans)
La note : 8 étoiles
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Les rats, ah, touillent !

"Les rats de musée" est un roman coréen qui s'intéresse aux côtés obscurs du monde de l'art. L'action débute pourtant dans un lieu qui fait tout pour mettre en lumière les oeuvres des artistes qu'il présente. Il s'agit du musée privé Jeongon (totalement fictif) célèbre pour ses peintures coréennes d'art contemporain. Alors que jusqu'à présent seuls des artistes reconnus majeurs dans ce genre avaient exposé individuellement, pour le prochain accrochage temporaire le conservateur Byeon Jaebeom a sollicité un artiste prometteur Kim Jun-ki.

Toutefois auparavant doit se tenir le vernissage de l'exposition consacrée à Lim-Yeong-suk, artiste coréenne mondialement connue pour son style occidental en peinture. Pendant cet événement Pak Kilyong le directeur du musée se suicide. Auparavant il avait confié à Kim Jun-ki une enveloppe contenant un article intitulé Les rats de musée à remettre en mains propres au directeur d'Art Field une  revue d'art. Or Kim Jun-ki perd cette enveloppe alors qu'il ouvre brusquement la vitre d'un taxi.

L'artiste réfléchit ultérieurement:

« - Je me demande si Pak Kilyong n'a pas essayé de me transmettre un message, dit Jun-ki en se relevant.
- Quel genre de message?
- Il avait quelque chose à me dire, j'en mettrais ma tête à couper. Il m'a offert un catalogue qui ne m'était pas destiné, y a inséré un bon d'échange, m'a parlé de "La Tempête"... Tout ça, il l'a forcément fait dans un but précis. Et c'est moi, l'instrument qu'il a choisi ». (page 129)

La couverture propose une reproduction du tableau et les lectures plurielles que l'on peut faire de cette œuvre de Giorgio da Catelfrano sont proposées pages 183 à 187. La clé de l'énigme est-elle cachée dans ce tableau ou dans des études sur celui-ci?

On découvrira que Pak Kilong avait bien des raisons de se suicider:

« Le directeur Park prit enfin conscience que ses trois collaborateurs se rendaient coupables de méfaits sans précédent: personne n'avait jamais eu l'idée auparavant de contraindre un artiste à falsifier ses propres œuvres »
(page 239)

Sur le thème de la production et de l'écoulement de faux tableaux, ce récit sait apporter un angle de vue nouveau et on s'attache à suivre les réflexions du personnage principal. En livre pour adolescentes, un roman où les tableaux présents dans un musée (Marmottan à Paris) tiennent une place importante est "Lune et l'ombre tome" (critiqué ici).

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